Rassemblements en soutien au pompier blessé par balle, dont l'état s'améliore information fournie par AFP 02/11/2026 à 19:43
Des sapeurs-pompiers professionnels se sont rassemblés lundi midi devant les casernes partout en France, à l'appel des syndicats, en solidarité à leur collègue grièvement blessé par balle la veille lors d'une intervention près de Marseille, et dont l'état de santé sembles s'améliorer.
A Lille, une dizaine de sapeurs-pompiers ont sorti tous leurs véhicules à 12H00 et se sont mis au garde à vous pendant une minute alors que la sirène retentissait, en hommage à leur collègue.
A Bordeaux, les véhicules ont également été déployés devant la caserne, et une banderole "En Grève" a été dressée sur la façade.
Neuf syndicats représentatifs avaient appelé "toutes les casernes de France à sortir leurs véhicules devant les centres de secours, gyrophares allumés et deux-tons, pour exprimer d'une seule voix notre colère et notre solidarité", selon leur communiqué.
"On ne tire pas sur ceux qui sauvent", dit encore le tract, "nous attendons des actes forts et une réponse de l'État à la hauteur de la gravité de la situation".
La santé de l'adjudant-chef professionnel de 53 ans, touché "à bout portant au thorax" par des tirs de chevrotine, avait "inspiré dans un premier temps une grande inquiétude", mais son état est "plutôt en train de s'améliorer", a indiqué à des journalistes le directeur général de la Sécurité civile, Julien Marion, en visite à Marseille.
"Les dernières nouvelles que nous avons eues, notamment après la nuit, sont plutôt rassurantes, même s'il convient de rester naturellement très prudent concernant l'évolution de son état de santé", a-t-il souligné.
Hospitalisé à Marseille, le pompier restera en observation pendant plusieurs jours "du fait de la gravité de ses blessures", a-t-il encore précisé.
L'attaque qui a eu lieu dimanche en fin d'après-midi a provoqué "sidération" et "colère" parmi les pompiers.
"Il y a un choc, une très grande émotion, on ne comprend pas qu'on puisse s'en prendre à des sapeurs-pompiers", dont la mission est de "protéger et sauver", a encore déploré M. Marion, espérant une "réponse pénale à la hauteur de la gravité" contre l'auteur des tirs.
Dimanche, les secours avaient été appelés pour éteindre un feu de poids-lourd et de véhicules légers dans la zone commerciale de Plan de Campagne aux Pennes-Mirabeau, lorsqu'ils ont été "pris à partie par arme à feu", avait expliqué à l'AFP le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski.
Le mis en cause a été placé en garde à vue pour "tentatives d'homicide d'une personne chargée d'une mission de service public, destruction et dégradation par moyen dangereux et détention d'armes de catégorie B", selon le parquet d'Aix-en-Provence.
La Sécurité civile a fait état dans un communiqué lundi d'une hausse "continue" des agressions: 1.525 déclarées en 2025, soit une augmentation de 4,3% par rapport à 2024. Néanmoins, le nombre de sapeurs-pompiers blessés à la suite d'une agression a baissé de 7% en 2025.
Cette année-là, la majorité (87%) des agressions est survenue lors d'une mission de secours d'urgence aux personnes et a été le fait des personnes secourues.
Aucune attaque par arme à feu n'a été recensée. Dans la majorité des cas, ces violences sont verbales et pour plus d'un tiers, elles sont physiques.