Quelque 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont morts dans le monde en 2024
information fournie par Reuters 18/03/2026 à 04:16

Quelque 4,9 millions d'enfants de moins de cinq ans sont morts à travers le monde en 2024, montrent de nouvelles estimations des Nations unies.

La plupart de ces décès auraient pu être évité grâce à un meilleur accès aux services de santé ainsi qu'à des interventions peu coûteuses pour faire face à des problèmes tels que les complications liées à la prématurité ou à des maladies comme le paludisme, ont déclaré l'UNICEF, la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Division de la population des Nations Unies, auteurs du rapport.

Le nombre de décès d'enfants qui auraient pu être évités a diminué de plus de la moitié depuis l'an 2000, ont dit les agences, indiquant toutefois que les progrès effectués avaient ralenti depuis 2015.

"Nous constatons un ralentissement global de la baisse de la mortalité", a déclaré une porte-parole de l'OMS, prévenant que les guerres, l'instabilité économique, le changement climatique et la faiblesse des systèmes de santé contribuaient tous à ce ralentissement. Une réduction de l'aide ne ferait qu'aggraver la situation, a-t-elle ajouté.

"Ces pressions risquent de compromettre les acquis passés et pourraient entraîner une stagnation – voire un recul – des progrès durement obtenus en matière de survie infantile si rien n'est fait pour y remédier", a estimé la porte-parole.

Le rapport publié mercredi porte sur l'année 2024, avant que les Etats-Unis - bientôt imité par d'autres donateurs de premier plan comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne - ne commencent à réduire les budgets alloués à l'aide internationale.

"Aucun enfant ne devrait mourir de maladies que nous savons prévenir. Nous observons toutefois des signes inquiétants indiquant que les progrès en matière de survie infantile marquent le pas, et ce à un moment où nous assistons à de nouvelles coupes budgétaires à l'échelle mondiale", a déclaré Catherine Russell, directrice générale de l'UNICEF.

Les agences ont indiqué que la réduction de l'aide pourrait affecter la collecte de données et ainsi compliquer le suivi des progrès.

(Jennifer Rigby; version française Camille Raynaud)