Quarante-trois coups de couteau pour un meurtre: l'accusé, alors mineur, condamné à 10 ans
information fournie par AFP 12/06/2026 à 17:56

Quarante-trois coups de couteau pour un meurtre: l'accusé, alors mineur, condamné à 10 ans ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

Un jeune homme de 20 ans a été condamné vendredi à 10 ans de réclusion criminelle pour avoir tué un homme de 27 ans de 43 coups de couteau, près de Metz en octobre 2022, alors qu'il était mineur, ont indiqué les avocats des deux parties.

L'accusé n'ayant que 17 ans au moment des faits, son procès aux assises de la Moselle se tenait à huis clos. La cour a retenu l'excuse de minorité, et infligé une peine conforme aux réquisitions de l'avocate générale, Elise Bozzolo.

Le drame avait eu lieu dans un square proche d'une église de Maizières-lès-Metz (Moselle), non loin du domicile de Maxime Vacant, la victime. Interpellé dès le lendemain, l'accusé avait été ensuite libéré et placé sous contrôle judiciaire en novembre 2023 après 14 mois de détention provisoire, et comparaissait donc libre.

A l'audience, la représentante du parquet a notamment expliqué que les 43 coups de couteau suffisaient largement à démontrer l'intention homicide, soulignant le comportement "extrêmement dangereux" de l'accusé, selon les avocats.

Le procès n'a pas permis d'éclairer les circonstances du drame, ont regretté les avocats de l'accusé et de la famille de la victime.

"Quarante coups de couteau, c'est un crime de psychopathe, ce qu'il n'est pas. Donc qu'est-ce qui s'est passé dans l'esprit de ce jeune homme ? Le procès d'assises n'aura pas permis de nous le dire", a regretté son conseil, Bertrand Mertz. "Je pense qu'il accepte la décision, qu'il ne fera pas appel, et il aura un comportement en détention exemplaire, qui pourra lui permettre de demander une libération aussi vite que le prévoit la loi", a-t-il ajouté.

Les parents de la victime, de leur côté, "conservent une énorme frustration : ils n'ont pas eu vraiment d'explications sur la façon dont les choses se sont déroulées, notamment l'origine des coups de couteau, et ils restent tétanisés par le déferlement de violence dont a fait l'objet leur fils", a déclaré l'avocat de la famille, Alexandre Bernard.

D'après lui, les deux protagonistes "se connaissaient de vue, ils ne s'appréciaient pas, et avaient déjà eu des conflits". La victime avait un casier judiciaire, en lien avec des infractions à la législation sur les stupéfiants.

Selon l'avocat du condamné, Maxime Vacant a été le premier à porter un coup qui aurait fait "vriller" son client, lequel "n'a aucun souvenir des coups de couteau portés, ni du premier (ni) du dernier".