Prix de l'essence : un "G7 Energie" se réunit à Paris, en marge du sommet international du nucléaire, confirme le gouvernement information fournie par Boursorama avec Media Services 10/03/2026 à 10:27
Lundi, le gazole a dépassé la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, un seuil inédit depuis l'été 2022.
Objectif : "avancer" sur la question des prix du pétrole, dans le contexte de guerre au Moyen-Orient qui chahute les cours de l'énergie. Ce mardi 10 mars à Paris se réunira un G7 Energie, comme l'a confirmé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France 2.
"Nous réunirons le G7 Energie en marge du sommet international du nucléaire qui se tient à Paris, pour avancer sur cette question-là (le prix du pétrole, NDLR), avec un objectif qui est de baisser les prix", a affirmé Maud Bregeon, également ministre déléguée à l'Energie, confirmant une annonce déjà esquissée par Emmanuel Macron la veille. Elle n'a pas précisé à quel endroit se tiendrait cette réunion qui rassemblera les ministres de l'Energie des pays du G7. Son cabinet a précisé qu'elle aurait lieu dans l'après-midi.
La guerre est "quasiment" finie, selon Donald Trump
Les cours du brut ont connu une hausse spectaculaire ces dix derniers jours face au conflit au Moyen-Orient, avec une flambée historique de 30% en l'espace de quelques heures lundi - avant de modérer leur hausse. Le baril avait alors dépassé 100 dollars pour la première fois depuis 2022. Mais les prix refluent ce mardi : vers 6H30 GMT, le baril de WTI, référence du marché américain, plongeait de 5,88% à 89,21 dollars. Celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 5,60% à 93,42 dollars. Ils ont même reculé de quelque 10% en début d'échanges.
Le marché a fait volte-face après la déclaration inattendue de Donald Trump qui a assuré en fin de journée lundi, qui a assuré que la guerre était "quasiment" finie. Dans les stations-service en France, le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre dans l'Hexagone, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données de quelque 9.400 stations-service transmises au gouvernement, un seuil inédit depuis l'été 2022. Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le gazole, carburant routier le plus consommé dans le pays, a pris 28 centimes au litre en France hexagonale, soit un bond de 16%. La baisse des prix en stations "dépendra de l'évolution du conflit" au Moyen-Orient, a insisté Maud Bregeon sur France 2.