Primaire de la droite et du centre: "les héritiers du macronisme" ne pourront pas la gagner, affirme Retailleau
information fournie par AFP 05/11/2026 à 13:35

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retaille à Villepinte, près de Paris, le 5 novembre 2026 ( AFP / MEHDI FEDOUACH )

Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a assuré jeudi que "les héritiers du macronisme" ne pourront pas remporter une éventuelle primaire de la droite et du centre, refusée à ce stade par Édouard Philippe, mais sans s'engager à en soutenir le vainqueur.

"J'ai l'absolue conviction que les héritiers du macronisme, les anciens Premiers ministres (Gabriel Attal et Edouard Philippe) ne pourront pas gagner cette primaire", a affirmé à la presse le patron des Républicains lors de sa visite du salon Euronaval.

Le bilan des deux quinquennats d'Emmanuel Macron "est tellement désastreux qu'il les irradie et qu'ils n'arriveront pas à s'en séparer", a ajouté Bruno Retailleau, qui répète depuis le début de la campagne "qu'il n'y aura pas de saison 3 du macronisme".

A la peine dans les sondages, le candidat de LR s'est rallié mardi à l'appel de Gabriel Attal (Renaissance) à l'organisation de cette compétition afin d'éviter une élimination dès le premier tour de la droite et du centre.

Le sénateur vendéen a estimé que cette "primaire très ouverte" pourrait avoir lieu pendant "la première quinzaine du mois de février au plus tard" si Édouard Philippe accepte d'y participer.

A l'instar de David Lisnard, il ne s'est pas engagé à en soutenir le vainqueur : "La règle d'une primaire, c'est au moins que quand on la perd, on ne se présente pas".

"Il ne faut pas trop m'en demander quand même, parce que je ne suis pas macroniste et je n'appartiens pas à ce qu'on appelle le bloc central", a-t-il ajouté, balayant par ailleurs l'idée qu'Emmanuel Macron a laissée filtrer "d'une coalition" de l'ensemble des forces politiques de David Lisnard à Raphaël Glucksmann.

"Si vous pensez un seul instant qu'en mettant du sel et du poivre, un peu de gauche, un peu de droite, on arrivera à une ligne de clarté qui permettrait de trancher (...), vous vous trompez", a-t-il affirmé.

Interrogé sur le même sujet au salon Euronaval, Édouard Philippe a rappelé avoir invité "un certain nombre de responsables politiques de la droite et du centre à discuter avec moi de fond parce que je pense qu'il faut d'abord créer du commun avant de jouer les différences".

"Je n'ai pas eu beaucoup de réponses. Je le regrette, mais c'est ainsi", a-t-il affirmé.