Présidentielle: un duel RN-LFI représente "un risque mortel pour le pays" selon Bayrou information fournie par AFP 12/08/2026 à 09:58
L'ancien Premier ministre centriste François Bayrou a affirmé mercredi qu'un duel RN-LFI au second tour de l'élection présidentielle de 2027 est un "risque mortel pour le pays" et a réitéré son appel à une primaire entre les candidats d'un large espace central.
"On peut se retrouver avec un deuxième tour extrême contre extrême, ce que j'appelle le face-à-face des pires, avec un risque mortel pour le pays", a martelé M. Bayrou au micro de CNews/Europe 1.
"Pour sortir de ce piège, de cette impasse", François Bayrou a renouvelé son appel à une primaire des candidats du "fleuve démocratique central", c'est à dire allant des sociaux-démocrates au parti de droite Les Républicains (LR).
"Un seul candidat pour ce grand espace qui aura pour mission de renouveler le pays et de faire vivre ensemble les gens qui auront voté pour lui", et devra incarner de "nouvelles idées", a poursuivi l'ancien Premier ministre et président du MoDem.
Dimanche dans un entretien au Figaro, il avait déjà appelé à une primaire entre "tous ceux qui rejettent les extrêmes", afin d'"organiser une compétition entre les candidats potentiels (...) du Parti socialiste, dans sa version sociale-démocrate, jusqu'aux gaullistes".
Dans la foulée, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure avait rejeté cette idée.
Une position vivement critiquée mercredi par François Bayrou.
"Il est tout à fait possible que les responsables soient des irresponsables et qu'ils disent: écoutez, non, les problèmes du pays ne m'intéressent pas. Ce qui m'intéresse d'abord, c'est ma propre promotion", a-t-il dénoncé.
Les candidats des "deux extrêmes", Marine Le Pen pour le RN et Jean-Luc Mélenchon pour LFI, proposent une "division du pays, l'affrontement d'une partie contre l'autre partie, la mise en accusation, la recherche de boucs émissaires, d'un côté les immigrés, de l'autre les riches ou je ne sais quoi de cette sorte", a accusé François Bayrou, lui même trois fois candidat à l'élection présidentielle.
L'ancien maire de Pau a précisé ne pas avoir choisi de candidat à soutenir, mais cite les noms de Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand et Thierry Breton, l'ancien commissaire européen dont il avait lui-même loué les atouts.
Outre les candidats déjà déclarés au sein du bloc central, les ex-Premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal, le nom de l'actuel locataire de Matignon Sébastien Lecornu est également régulièrement évoqué.