Présidentielle : primaire "inéluctable", juge Attal malgré le refus de Philippe information fournie par AFP 02/11/2026 à 18:26
Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal, distancé dans les sondages par Édouard Philippe dans l'espace du centre et de la droite, a estimé lundi une primaire de ce camp "inéluctable", malgré le refus du maire du Havre de se plier à l'exercice.
"Ça prend peut-être un peu plus de temps pour certains de se rendre compte finalement de ce qui est en train de se passer dans le pays et dans la politique française", a commenté l'ancien Premier ministre sur TF1.
"Mais à la fin, je crois que cette primaire, elle aura lieu et je crois que c'est inéluctable" pour éviter un second tour entre Marine Le Pen (RN) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), a-t-il ajouté.
Opposé depuis des mois à ce mode de départage, Édouard Philippe (Horizons) a de nouveau écarté dimanche "une primaire de la division" et de la "confusion", quelques jours après la proposition lancée par son concurrent Gabriel Attal, y voyant
Le maire du Havre a invité ses rivaux à prendre leurs "responsabilités" au mois de février, laissant entendre qu'il le ferait lui-même : "Si les Français ont décidément envie de passer à autre chose. Eh bien, écoutez, j'en tirerai les conséquences".
"La division, ce n'est pas la primaire", lui a rétorqué Gabriel Attal. "La division, c'est d'arriver à cinq au premier tour" de la présidentielle.
"Le cataclysme que constituerait ce deuxième tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen est bien plus grave que des différences qui peuvent exister entre moi et d'autres candidats", a-t-il ajouté.
Selon lui, "les désistements et les négociations de désistement en arrière boutique" sont "ce qui dégoûte les Français".
Quand un candidat est testé seul dans les sondages dans l'immédiat, "il n'est même pas au deuxième tour, que ce soit Édouard Philippe ou que ce soit moi", a-t-il insisté.
Le patron du Modem François Bayrou et le président de l'association des maires de France David Lisnard appellent également à l'organisation d'une primaire du centre et de la droite. Le candidat LR Bruno Retailleau n'y est pas défavorable mais met des conditions sur la définition du périmètre.
Un responsable Renaissance considère qu'il faudra "une autre initiative pour concrétiser" cette primaire, qu'il voit aboutir début 2027.
"Ca bouge beaucoup côté LR", où un autre ancien Premier ministre, Michel Barnier, pourrait jouer le médiateur auprès du candidat LR Bruno Retailleau, selon cette source à l'intérieur de Renaissance.
Ce même responsable estime que tous les candidats du centre et de la droite "qui ont été impliqués dans la gestion du pays sont lestés par l’impopularité" du président Emmanuel Macron.
MM. Philippe, Attal, Bayrou et Barnier ont tous été des chefs de gouvernement de l'actuel président.
La journée de mobilisation du 17 octobre marquée par des violences et pillages, a constitué en outre un "tournant majeur" de la campagne, en favorisant dans les sondages les candidats de LFI Jean-Luc Mélenchon et du RN Marine Le Pen, selon ce responsable.