Présidentielle : Polony dit son "émotion" de porter la voix de ceux qui "ne sont pas résignés"
information fournie par AFP 15/10/2026 à 20:47

Natacha Polony, candidate du parti de centre-gauche "Nous sommes la France" à la présidentielle de 2027, fait une déclaration à la presse lors d'une visite au 91e Salon international de l'automobile, le 15 octobre 2026 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Pour son premier déplacement de campagne, la souverainiste et ex-journaliste Natacha Polony a dit jeudi son "émotion de porter la voix" des Français "qui ne sont pas résignés" lors d'une visite au salon de l'automobile où elle a fustigé la "concurrence faussée" de la Chine.

"C'est l'émotion de porter la voix de tous ces gens que j'ai rencontrés depuis des années (...) en tant que journaliste", a déclaré l'essayiste au lendemain de l'annonce officielle de sa candidature à l'Elysée.

Entourée par une poignée de journalistes, elle a assuré devant ses anciens confrères qu'il "y a moyen de faire autrement" et mis en avant son objectif de devenir la "porte-voix de tous ceux qui ne sont pas résignés".

Cette visite lui a permis de présenter son programme qui passe par le "retour de l'Etat" pour protéger la production industrielle française.

"L'Etat est très décrié en ce moment, mais il sert à planifier et à définir quels sont nos intérêts vitaux", a-t-elle souligné, lançant sa campagne sur le thème de la défense de l'industrie et le "made in France", prôné en son temps par l'ex-ministre Arnaud Montebourg dont elle est proche.

"Il faut que la puissance publique règle la question des normes, qu'elle utilise la commande publique vers ces gens qui se battent pour produire et inventer sur le sol français", a affirmé Natacha Polony qui assure que "le retour de l'Etat" permettra de "protéger nos intérêts".

La candidate a pris comme exemple le secteur automobile, à ses yeux "extrêmement fragilisé par la concurrence des véhicules chinois en Europe, en train de détruire des dizaines de milliers d'emplois et toute la chaîne des sous-traitants".

"Nous devons défendre nos filières et faire en sorte de ne pas nous laisser imposer une concurrence déloyale", a-t-elle affirmé, estimant que l'industrie française avait été la victime "d'un dogme qui est celui d'une supposée concurrence libre et non-faussée, mais qui est totalement faussée".

Natacha Polony, candidate du parti de centre-gauche "Nous sommes la France" à la présidentielle de 2027, découvre le nouveau concept-car 2 CV de Citroën lors d'une visite au 91e Salon international de l'automobile, le 15 octobre 2026 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Selon elle, la France et d'autres pays européens ont commis l'erreur au cours des dernières années de pas "faire suffisamment valoir leurs intérêts, face aux choix de l'Allemagne qui a préféré laisser les véhicules chinois pour préserver ses exportations".

"Il faut que la France impose ses intérêts et soit de retour en Europe", a estimé Natacha Polony qui plaide pour décréter un "état d'urgence de la production".