Présidentielle: Glucksmann promet "la révolution écologique" dès sa victoire information fournie par AFP 25/08/2026 à 14:20
Pour son premier déplacement de campagne depuis qu'il est officiellement candidat, Raphaël Glucksmann a choisi le thème de l'éolien, promettant d'engager dès son arrivée au pouvoir "les 100 jours de la révolution écologique", aux côtés du sénateur écologiste Yannick Jadot.
Equipé d'un casque et de baudriers -sécurité oblige- le candidat s'est offert, comme l'avait fait Yannick Jadot en 2021, lorsqu'il était lui même en campagne pour la présidentielle, l'ascension d'une éolienne, dans un parc eolien de la société Valorem, en Charente-Maritime.
"La transformation écologique est l'axe majeur de notre projet. Dès notre victoire, nous engagerons les 100 jours de la révolution écologique", a-t-il annoncé devant la presse.
Ces 100 jours vont "libérer la France" de "son addiction au gaz et au pétrole", "vont lui redonner sa souveraineté, vont faire de la lutte contre le réchauffement climatique l'alpha et l'oméga des politiques publiques", a-t-il martelé, regrettant qu'Emmanuel Macron n'ait "pas voulu et pas su engager ces transformations ces dix dernières années". "C'est fini les zigzags!", a-t-il encore assuré.
L'eurodéputé s'est dit "particulièrement honoré" du soutien de Yannick Jadot, qui a annoncé son ralliement lundi et sera chargé de préparer la mise en place d'un "état d'urgence écologique" dans son programme.
Les deux hommes ont de nombreux points d'entente, a-t-il insisté. Ils sont "d'accord sur l'urgence absolue qui est la sortie du gaz et du pétrole, sur les efforts massifs qui doivent être faits en matière de rénovation thermique des bâtiments, d'efficacité énergétique, de transport électrique, de sobriété".
"On est d'accord sur le fait que la France est en retard sur le développement des renouvelables. Et on est d'accord que l'objectif, c'est la décarbonation de l'économie", a-t-il égrené.
Mais "on ne va pas se cacher les choses", a-t-il reconnu. Il y a un point "qui reste à discuter": "la question des nouveaux réacteurs nucléaires". M. Glucksmann estime qu'il faut développer de nouveaux EPR, contrairement à M. Jadot.
"On va trouver une solution et d'ici un mois, un mois et demi, on présentera les cent jours de la révolution écologique", a poursuivi M. Glucksmann.
"On est d'accord sur le fait qu'il faut sécuriser, maintenir en état et former des compétences sur le parc nucléaire existant", a expliqué M. Jadot.
"Et on va travailler à construire des scénarios qui nous permettront de trouver un accord sur le besoin ou pas de nouveaux réacteurs nucléaires d'ici la mi-temps du siècle", a-t-il abondé.
Pour Raphaël Glucksmann, "la révolution écologique, c'est une révolution industrielle. On se battra pour qu'on produise à nouveau chez nous, qu'on ne soit pas dépendant en tout de la Chine", comme pour la production de panneaux photovoltaïques.