Présidentielle: David Lisnard relance l'idée d'une primaire de la droite et du centre
information fournie par AFP 25/08/2026 à 14:33

David Lisnard, maire de Cannes et président de l'Association des maires de France, le 25 novembre 2025 à Paris ( AFP / Thibaud MORITZ )

Le maire de Cannes, ex-LR et candidat à la présidentielle, insiste, dans une tribune au "Monde" publié mardi, sur la nécessité d'organiser "une grande primaire ouverte à tous" de la droite et du centre.

"Etre responsable aujourd'hui, c'est comprendre que sans candidat désigné démocratiquement, la droite et le centre ne seront pas en mesure de l'emporter", affirme le candidat de droite libérale, rappelant qu'actuellement, "aucun candidat naturel ne s'impose à droite et au centre".

Selon un sondage Harris interactive-Toluna, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon se hisserait au second tour dans trois cas de figure sur les cinq envisagés pour le 1er tour et pourrait ainsi défier la favorite Marine Le Pen.

Surtout, ce sondage montre qu'aucun des candidats du centre et de la droite ne parvient à prendre un ascendant décisif.

D'après cette enquête effectuée pour M6 et RTL, le candidat du parti Horizons Édouard Philippe a perdu trois points en un mois, faisant jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon (17%) lorsqu'il est le seul représentant du bloc central.

Quant au chef du parti Renaissance Gabriel Attal, il est mesuré entre 14 et 15%, s'il est seul candidat du centre, avec le leader insoumis toujours à 17%.

Le candidat LR Bruno Retailleau reste de son côté au-dessous de 10% dans tous les cas de figure.

David Lisnard appelle ses concurrents à regarder la situation "avec lucidité" et à accepter l'organisation d'une primaire "pour éviter la division qui fait perdre les élections et la compromission programmatique qui empêchera le redressement du pays".

Il plaide pour une primaire ouverte, comme celle de 2016 où plus de 4 millions de Français s'étaient déplacés pour choisir le candidat de la droite, afin de conférer au vainqueur "autorité" et "légitimité populaire".

Une idée qui, jusqu'ici, a été écartée par les principaux candidats de la droite et du centre pour la prochaine présidentielle, mais qui est également défendue par des personnalités comme le président du Sénat Gérard Larcher.