Présidentielle : Darmanin appelle Attal et Retailleau à "aider" Philippe à se "qualifier au second tour"
information fournie par AFP 03/11/2026 à 10:59

Gérald Darmanin, soutien du maire du Havre et candidat à la présidentielle Edouard Philippe, à Paris le 22 octobre 2026 ( AFP / Ludovic MARIN )

"Il faut aider celui qui est capable de se qualifier au second tour" de la présidentielle parmi les candidats du bloc central, c'est-à-dire Edouard Philippe, a exhorté mardi Gérald Darmanin, visant Gabriel Attal et Bruno Retailleau, également prétendants à l'Elysée.

"Il faut être bon joueur et voir que voilà, au mois de novembre", Edouard Philippe est le mieux placé, "c'est le constat que nous faisons tous", a estimé le ministre de la Justice lors d'un entretien sur BFMTV.

"Edouard Philippe n'est pas tout à fait capable de se qualifier au second tour", a admis Gérald Darmanin, soutien du maire du Havre dans la course à l'Elysée depuis fin août, relevant "un danger pour nous et pour lui".

Mais, a-t-il ajouté, "les autres ne sont pas du tout capables de le faire", appelant à "aider celui qui est capable de réussir, de se qualifier au second tour".

Édouard Philippe recueille 16 % d'intentions de vote dans une étude Cluster 17 pour Politico parue le 26 octobre, en troisième position derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Dans l'hypothèse d'un bloc central représenté par Gabriel Attal, ce dernier recueille 12 % d'intentions de vote, en quatrième position derrière Raphaël Glucksmann.

A droite, Bruno Retailleau recueille 7 % d'intentions de vote, derrière le libéral et ex-LR David Lisnard.

"Il faut se rassembler derrière Edouard Philippe", a martelé Gérald Darmanin.

"Soit personne ne veut d'Edouard Philippe personnellement - dans ces cas-là, ça peut se comprendre, la vie politique est faite de sentiments et il faut le dire", a-t-il ironisé, mais "je trouve ça étonnant de ne pas aider quelqu'un qui fait entre 16 et 17 % à peu près tous les sondages depuis maintenant quasiment deux ans".

Gérald Darmanin a en revanche écarté l'idée d'une "primaire" - qu'il a autrefois défendue -, désormais réclamée par Gabriel Attal mais toujours rejetée par Edouard Philippe.

"À 200 jours de l'élection présidentielle, on n'a plus le temps", a considéré l'ancien maire de Tourcoing.