Présidentielle: Attal va faire des "propositions" au bloc central pour une primaire information fournie par AFP 04/06/2026 à 14:17
Le parti Renaissance va, lors du prochain "comité de liaison" prévu le 10 juin avec les autres partis du bloc central, formuler des "propositions nouvelles", dont un calendrier pour une éventuelle primaire en vue d'un candidat unique à l'élection présidentielle, a annoncé jeudi Gabriel Attal.
Le N.2 de Renaissance, Franck Riester, "fera des propositions nouvelles pour arriver à ce rassemblement, y compris avec, si on devait en passer par là, un calendrier des primaires qui pourraient s'organiser s'il n'était pas possible d'organiser un rassemblement autrement qu'en passant par des primaires", a déclaré M. Attal à la presse après son intervention au Congrès des Jeunes agriculteurs à Bourg-en-Bresse.
"J'ai toujours laissé tout ouvert sur la table, toutes les possibilités" pour un départage au sein du bloc central, notamment avec le patron d'Horizons Édouard Philippe, a insisté le secrétaire général de Renaissance, à l'origine de ce "comité de liaison".
Après une première réunion en mai, ce "comité" doit se réunir à nouveau le 10 juin. Il réunit un représentant de Renaissance (Franck Riester), d'Horizons (Christophe Béchu), du MoDem (Marc Fesneau), de l'UDI (Hervé Marseille) et accueillera mercredi la présidente du Parti radical, Nathalie Delattre. Le parti Les Républicains (LR), dont le président Bruno Retailleau est aussi candidat, n'en fait pas partie.
"L'objectif, c'est de porter un projet d'espoir pour les Français, permettre le rassemblement pour empêcher la tenaille entre La France insoumise et le Rassemblement national et pour cela, il faut évidemment se parler", a ajouté M. Attal jeudi.
Après Édouard Philippe en septembre 2024, Gabriel Attal a officialisé le 22 mai dans l'Aveyron sa candidature à l'Élysée. Les deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron ont laissé entendre qu'un rassemblement pourrait intervenir début 2027 en vue d'une candidature unique.
Mais "la primaire, elle n'aura pas lieu", a encore déclaré Edouard Philippe le 23 mai sur France 5.
"Je ne suis pas contre le principe". "Je dis juste que dans dans le spectre politique tel qu'il existe aujourd'hui, il n'y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre des partis beaucoup trop faible", a argumenté le maire du Havre, en tête dans les sondages de premier tour par rapport devant son concurrent Renaissance.