Présidentielle: Attal évoque un accord avec Philippe pour se retirer en cas de risque de second tour LFI/RN information fournie par AFP 07/05/2026 à 11:30
Gabriel Attal a laissé entendre jeudi qu'il avait un accord avec Edouard Philippe pour que le moins bien placé des deux se retire début 2027 de la présidentielle mais uniquement en cas de risque d'un second tour entre LFI et le RN.
"On a tous les deux à cœur d'empêcher un second tour qui sera terrible pour les Français entre la France insoumise et le Rassemblement national", a affirmé sur franceinfo l'ancien Premier ministre qui devrait prochainement officialiser sa candidature.
"Ce qui rendra un rassemblement impérieux, c'est si effectivement il y a un risque de deuxième tour entre LFI et le RN. Moi je ne veux pas ça pour la France", a-t-il ajouté.
Selon lui, ce rassemblement interviendrait "début 2027".
D'ici là, "il faut une vraie campagne, vous avez plusieurs candidats, parfois même sur un espace politique qui est proche, qui présentent un projet, qui cherchent à convaincre les Français".
Le patron de Renaissance a par ailleurs minimisé le départ, la veille, d'Elisabeth Borne du bureau exécutif de son parti, en désaccord avec la ligne de Gabriel Attal qui penche trop à droite, selon elle.
"Elle a fait le choix, il y a de nombreux mois maintenant, de se mettre en retrait des instances du parti, de la vie quotidienne du parti. Elle fait le choix aujourd'hui de créer sa propre structure, c'est son droit", a-t-il commenté.
Selon le Parisien, les anciens ministres macronistes Éric Dupond-Moretti, Agnès Buzyn, Nicole Belloubet, Marc Ferracci, Astrid Panosyan-Bouvet et Stéphane Travert ont rejoint Élisabeth Borne dans son parti "Bâtissons ensemble".
"Pour la plupart d'entre eux, ils ne sont pas membres de Renaissance", a balayé Gabriel Attal.