Présidentielle 2027 : "Pas d'autre alternative" à la Nupes pour faire gagner la gauche, selon Alexis Corbière

information fournie par Boursorama avec Media Services 04/04/2023 à 11:41

Socialistes, communistes, écologistes et insoumis sont "condamnés à agir ensemble".

Alexis Corbière à Bobigny,le 16 février 2023. ( AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT )

Seule la Nupes peut faire gagner la gauche à la présidentielle de 2027 a estimé mardi 4 avril le député LFI Alexis Corbière, alors que la stratégie de l'alliance des partis de gauche est interrogée au sein du PS.

"Moi je veux gagner en 2027 . Je veux que ma famille politique au sens large gagne, pour faire du bien au pays, pour augmenter les salaires, défendre les services publics, mettre en place des mesures écologiques, des institutions plus démocratiques", a déclaré le député sur RMC/BFMTV .

"Je cherche l'architecture politique et la stratégie pour gagner : je ne vois pas d'autre alternative" que la Nouvelle union populaire écologique et sociale créée pour les élections législatives de 2022, a-t-il insisté, reconnaissant que socialistes, communistes, écologistes et insoumis sont "condamnés à agir ensemble".

Une alliance bousculée

L'alliance qui a permis l'entrée de 145 députés à l'Assemblée nationale est fortement bousculée par la victoire dimanche d'une candidate dissidente socialiste, soutenue par des personnalités anti-Nupes du PS, dans une législative partielle, au détriment de la sortante LFI.

Au sein du PS, la direction est divisée entre opposants à tout accord avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et partisans de cette alliance.

Un séminaire de la Nupes se tient mardi soir. "Je vois qu'il est de bon ton de critiquer la Nupes mais c'est quoi qui est proposé à la place ?", a interrogé Alexis Corbière, pour qui l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, tenant de la ligne anti-Nupes, "est à la mode" mais représente "la défaite assurée".

"C'est le retour de François Hollande , les petites vannes en moins", a-t-il critiqué, rappelant notamment qu'il était ministre de l'Intérieur quand "le militant écologiste Rémi Fraisse avait perdu la vie" lors d'un rassemblement contre un barrage dans le Tarn.