Poutine a accepté de ne pas bombarder Kyiv jusqu'à dimanche-Kremlin information fournie par Reuters 30/01/2026 à 12:22
Le président russe Vladimir Poutine a accédé à la demande de son homologue américain Donald Trump de suspendre les frappes aériennes contre la capitale ukrainienne Kyiv jusqu'au dimanche 1er février afin de créer des "conditions favorables" aux pourparlers de paix, a déclaré vendredi le Kremlin.
Donald Trump avait affirmé jeudi avoir obtenu de Vladimir Poutine "une semaine" de trêve des frappes aériennes en raison d'une vague de froid intense atteignant -30°C en Ukraine, sans préciser quand cette période d'accalmie était censée avoir débuté ou prendrait fin.
Interrogé vendredi à ce sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n'a fait aucune référence aux conditions météorologiques.
"Le président Trump a effectivement demandé personnellement au président Poutine de s'abstenir de frapper Kyiv pendant une semaine jusqu'au 1er février afin de créer des conditions favorables aux négociations", a-t-il dit.
Invité à confirmer que Vladimir Poutine avait accepté cette demande, il a répondu : "Oui, bien sûr, il y a eu une demande personnelle du président Trump."
Dmitri Peskov n'a pas précisé si la suspension temporaire des frappes concernait uniquement Kyiv, où des milliers de logements ont été privés d'électricité et de chauffage après de précédentes vagues de bombardements, ou l'ensemble de l'Ukraine.
Volodimir Zelensky a déclaré de son côté qu'il n'y avait pas eu de frappes russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes dans la nuit de jeudi à vendredi, mais que les forces de Moscou avaient en revanche bombardé d'autres sites, notamment logistiques, dont une usine appartenant à une entreprise américaine à Kharkiv.
Le président ukrainien a répété que si la Russie cessait de bombarder les infrastructures énergétiques ukrainiennes, Kyiv ferait de même avec les sites pétroliers russes.
(Bureau de Reuters, rédigé par Mark Trevelyan et Lucy Papachristou ; version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)