Ponctions dans les finances de l'Unedic : l'Assurance chômage prévoit un déficit de 600 millions d'euros en 2027 si l'État maintient son prélèvement information fournie par Boursorama avec Media Services 21/10/2026 à 15:27
L'Unedic avait sonné l'alarme face à une décision unilatérale qui paralyse son désendettement.
L'Assurance chômage anticipe un déficit de 600 millions d'euros pour 2027 si l'Etat maintient sa ponction de 2 milliards d'euros sur ses recettes, a indiqué l'Unédic mercredi.
Redressement plombé
Avec des ponctions cumulées de l'Etat de 14 milliards d'euros depuis 2023, l'Etat poursuit "ainsi le transfert de sa dette au détriment de l’ensemble des salariés et des entreprises", dénonce l'organisme paritaire de gestion de l'Assurance chômage. "Sans les prélèvements successifs de l’État depuis 2023, la dette de l’Unédic aurait pu être de 49,4 milliards d'euros fin 2026. Elle dépassera au contraire les 61 milliards à la fin de l’année 2026, dont plus de 18 milliards au titre de la 'dette Covid'" , relève l'Unédic dans son communiqué.
"Cette décision unilatérale concourt à entretenir une dette élevée pour le régime et à paralyser son désendettement. Une part croissante des ressources de l’assurance-chômage risque donc d’être absorbée par le financement de sa dette plutôt que consacrée à son rôle de sécurisation", avait par ailleurs mis en garde l'Unedic dans une tribune.
Avec un nombre de chômeurs indemnisés stable à 2,6 millions en 2027 et 2028, les recettes de l'Assurance diminueraient à 44,3 milliards d'euros cette année, "avant de repartir à la hausse en 2027 (49,4 milliards) et en 2028 (50,9 milliards), sous condition de l’absence de nouveau prélèvement", selon les nouvelles prévisions financières de l'Unédic. "Quant aux dépenses du régime, elles atteindraient 46,6 milliards en 2026, puis augmenteraient en 2027 (48,1 milliards) et 2028 (48,5 milliards)", selon ces prévisions. L'Unédic avait déjà critiqué début octobre la nouvelle ponction annoncée par le gouvernement.