Pommes de terre, légumes, lait vin... : après un été "hors norme", la région Grand Est réclame "un plan européen massif" pour l'agriculture
information fournie par Boursorama avec Media Services 25/08/2026 à 16:09

L'élu réclame un plan d'urgence pour sauver les exploitations, mais également un plan d'adaptation de l'agriculture au changement climatique.

( AFP / ALEX MARTIN )

Alors que la sécheresse et les canicules à répétition plombent la production agricole en France, le président de la région Grand Est, Franck Leroy, a réclamé mardi 25 août l'aide de la commission européenne.

L'élu régional demande que "un plan européen massif de sauvegarde et d'avenir pour l'agriculture" qui associe "des mesures d'urgence et une stratégie durable d'adaptation au changement climatique" , après "un été 2026 marqué par une sécheresse exceptionnelle, des canicules à répétition et des pertes importantes dans de nombreuses filières".

Selon un communiqué de la région, cet "été hors norme" aura eu des conséquences sur toute l'agriculture du Grand Est, avec, selon les premières estimations, un "recul des rendements céréaliers", une "baisse attendue de 20 à 50% de la production de pommes de terre par rapport à 2025" ou encore des pertes "pouvant atteindre 80% pour certaines productions légumières et fruitières". La pousse de l'herbe a diminué, comme la production laitière, tandis que les vendanges ont été "parmi les plus précoces jamais enregistrées".

Toute la chaîne est "fragilisée"

"Toute la chaîne agricole et alimentaire se trouve fragilisée", notamment sur le plan économique, mais aussi à terme sur la "capacité de production" des territoires.

Dans l'urgence, Franck Leroy demande, dans un courrier adressé à Ursula von der Leyen, une "mobilisation européenne permettant de soutenir les trésoreries des exploitations, compenser les pertes les plus graves et prévenir les abandons , les décapitalisations et les faillites".

Mais sur le long terme, il faut également engager une "véritable stratégie européenne d'adaptation de l'agriculture", en termes de gestion d'eau, d'amélioration des sols, d'innovation etc, pour permettre aux exploitations de "résister durablement aux crises de demain".

Il appelle aussi, dans la programmation budgétaire européenne après 2028, à "renforcer et sanctuariser la politique agricole commune" (PAC).