Plus de 2.000 morts liés à Ebola en République démocratique du Congo information fournie par Reuters 11/08/2026 à 12:06
Le nombre de décès confirmés dus au virus Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a atteint 2.011, un nouveau seuil franchi dans ce que les responsables sanitaires considèrent comme l'épidémie à la propagation la plus rapide jamais enregistrée.
Les dernières données de l'Institut National de la Santé Publique, consultées par Reuters, font également état de 4.381 cas confirmés dans cinq provinces.
La détection tardive, le conflit et la saturation des services de santé ont contribué à la propagation de l'épidémie actuelle, la dix-septième en RDC, plus rapide que les précédentes, et causée par la souche Bundibugyo pour laquelle il n'existe ni vaccin ni traitement approuvés.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cette vague de contaminations, qui a également touché l'Ouganda voisin, constitue une urgence de santé publique de portée internationale.
Une étude publiée le mois dernier dans la revue Science a identifié plus de 500 cas suspects entre la mi-janvier et le 15 mai, révélant que la transmission aurait pu commencer très tôt dans l'année.
La pénurie de matériel médical et l'insécurité dans les zones touchées ont compliqué les efforts visant à retracer les contacts, à isoler les patients et à endiguer la contagion.
Seul l'épidémie d'Ebola qui a sévi en Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 a été plus importante, avec 28.616 cas et 11.310 décès enregistrés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, d'après l'OMS.
Toutefois, il a fallu près de cinq mois après sa déclaration pour atteindre le nombre de 1.000 décès, contre 2.000 en moins de trois mois pour l’épidémie actuelle en RDC.
Lors d'une épidémie d'Ebola au Congo entre 2018 et 2020, il a fallu un peu plus de 12 mois pour atteindre les 2.000 décès. Dans le cadre de l'épidémie actuelle, le nombre de décès est passé de 1.000 à 2.000 en moins d'un mois, autre preuve de la rapidité avec laquelle le virus se propage.
(Reportage de Fiston Mahamba ; Rédigé par Ayen Deng Bior ; Avec la contribution de Clement Bonnerot et Ilham Sougue ; Version française Rihab Latrache, édité par Benoit Van Overstraeten)