Piratage du fisc : une "troisième fuite" concernant des successions a été repérée, indique Bercy information fournie par Boursorama avec Media Services 18/08/2026 à 18:10
Cette annonce intervient après la fuite de données majeure subie par l'administration fiscale, qui concerne près de 700.000 contribuables.
A l'occasion d'une conférence de presse à Bercy sur le piratage d'ampleur de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) qui a abouti au vol des données personnelles de quelque 700.000 particuliers et entreprises, la directrice générale de la DGFiP Amélie Verdier a indiqué qu'une nouvelle "fuite" avait eu lieu concernant des données liées aux successions, identifiée lundi 17 août par les services de l'Etat avant d'être "coupée".
Cette "brèche" n'est "vraiment pas du tout de la même ampleur" que les autres attaques, dont une autre concernant des données liées aux cadastres, a toutefois estimé Amélie Verdier, car les informations exposées sont beaucoup moins sensibles, et similaires à celles qu'on trouve dans des "annonces légales" publiques, a-t-elle avancé.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel a pour sa part présenté des "excuses". "Oui, nous nous excusons, parce que ce qui est arrivé est insupportable pour les Français", a avancé David Amiel
Le ministre des Comptes publics David Amiel a par ailleurs demandé à ce que "l'usager" qui, inquiet pour ses données, "se tournera vers les services des impôts (...) soit accueilli avec le plus grand respect", après qu'une capture d'écran d'un internaute sur X, montrant une réponse peu amène d'un agent du fisc, a provoqué une polémique dans la polémique mardi. "Nos systèmes d'information comportent des faiblesses", a reconnu David Amiel, qui a évoqué plusieurs phases d'un plan d'action, dont "la lutte contre la compromission des comptes des agents" et un renforcement "de la formation cyber des agents".
Les particuliers contactés par Bercy
La DGFiP avait confirmé le 14 août deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, ainsi que le vol de données concernant au moins 678.000 particuliers et professionnels et environ 200.000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux. Le parquet de Paris a ouvert une enquête notamment pour "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs".
Lundi, l'administration a commencé à contacter les plus de 350.000 particuliers concernés pour les sensibiliser aux risques d'hameçonnage et d'usurpation d'identité notamment. De son côté, le groupe de pirates, contactés par l'AFP le même jour, a affirmé avoir vendu les données dérobées. Ce piratage pose la question de l'efficacité des contrôles de l'administration qui n'a pas pu détecter ce vol massif de données.