Pétrole: le saoudien Aramco annonce une chute de 12,1% de son bénéfice net en 2025
information fournie par Boursorama avec AFP 10/03/2026 à 09:51

( AFP / FAYEZ NURELDINE )

Le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé mardi une baisse de son bénéfice net de 12,1% en 2025, affecté par des hausses de production, par les droits de douane américains et d'autres facteurs économiques négatifs.

Le fleuron de l'industrie saoudienne et premier exportateur de brut au monde a déclaré dans un communiqué que son bénéfice net en 2025 avait atteint 93,38 milliards de dollars, contre 106,24 milliards en 2024.

Hors éléments exceptionnels, son résultat net ajusté s'est établi à 104,65 milliards de dollars en 2025, contre 110,29 milliards en 2024, soit une baisse de 5,1%.

Toutefois son PDG, Amin Nasser s'est félicité d'"une nouvelle année de demande pétrolière record en 2025". "Nous pensons que la poursuite de nos investissements dans nos opérations nous positionne favorablement pour l'avenir", a-t-il ajouté.

Tout au long de l'année 2025, l'alliance pétrolière OPEP+, dont l'Arabie saoudite est un membre clé, a supervisé une augmentation de la production, ce qui a inondé le marché de pétrole et pesé sur les prix.

Ce rapport annuel sur les résultats intervient alors que les perspectives de la demande future restent floues: l'instabilité de l'approvisionnement énergétique déclenchée par la guerre au Moyen-Orient a provoqué de fortes variations des cours du brut depuis le début du conflit.

L'Iran a tiré à plusieurs reprises des salves sur des installations énergétiques dans toute la région du Golfe, notamment au début du mois sur le vaste complexe saoudien de Ras Tanoura appartenant à Aramco, ce qui a entraîné l'arrêt d'une partie de ses opérations.

Ce gigantesque complexe situé sur la côte orientale du royaume, au bord du Golfe, abrite l'une des plus grandes raffineries de tout le Moyen-Orient et constitue une pierre angulaire du secteur énergétique du royaume.

Les champs pétrolifères du royaume ont également été pris pour cible depuis le début de la guerre.

Une frappe iranienne a provoqué un incendie dans le complexe pétrolier de la ville d'Al-Maameer à Bahreïn, a annoncé lundi un média d'Etat, la compagnie nationale Babco invoquant la clause de "force majeure" face aux attaques de Téhéran.

Des producteurs d'énergie au Qatar et au Koweït avaient auparavant émis des déclarations similaires, invoquant cette clause qui protège de pénalités et d'éventuels manquements contractuels vis-à-vis des clients.

Les combats en cours ont également en grande partie paralysé le trafic maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz, dans le Golfe, par lequel transite environ 20% de l'approvisionnement pétrolier mondial.

Les pays du Golfe ont subi une grande partie de la riposte de Téhéran après que les Etats-Unis et Israël ont lancé une vaste campagne aérienne contre l'Iran le 28 février.