"Pas d'assistés", "pas de fainéants" : la France est un "pays de travailleurs", selon Sarah Knafo
information fournie par Boursorama avec Media Services 04/05/2026 à 17:10

Il faut rendre le travail attractif et donc "baisser les charges sur le travail massivement", a tranché l'eurodéputée d'extrême droite.

Sarah Knafo à Paris, le 15 mars 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

L'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo a estimé lundi 4 mai qu'il fallait "rendre le travail attractif" et qu'il "n'y a pas d'assistés (ni) de fainéants en France". Elle a plutôt dénoncé "un système vicié" qui "favorise l'inactivité".

Les Français travaillent-ils assez ? Question convenue, réponse inattendue : "Je vais peut-être surprendre, je pense qu'il n'y a pas d'assistés en France, il n'y a pas de fainéants. Il y a un système vicié, qui a créé du vice dans un pays qui n'en avait pas ", a déclaré Sarah Knafo sur Cnews et Europe1 .

De son point de vue, ce "peuple de travailleurs (...) qui a bâti des cathédrales, travaillé dans des mines (et) fondé une industrie merveilleuse" a donc été corrompu par "un système social qui favorise l'inactivité" .

Faire en sorte que le "travail paie davantage"

"Quand vous être rationnel, vous vous dites : 'Est-ce que je vais me lever le matin, faire un petit boulot, avoir un patron, avoir des contraintes, avoir des horaires (alors que) je gagne la même chose si finalement je reste chez moi ?'", a développé l'eurodéputée d'extrême droite.

"C'est ce système-là qu'il faut changer. Il faut pas culpabiliser les gens (ni) les criminaliser. Il ne faut pas retirer les prestations sociales, il faut rendre le travail attractif" et pour cela "baisser les charges sur le travail massivement" afin "que le travail paie davantage", a insisté Sarah Knafo.

Des propos qui tranchent avec ceux de son compagnon Éric Zemmour, qui avait fait de la lutte contre "l'assistanat" un de ses thèmes phare de campagne en 2022. L'ex-candidat Reconquête à la présidentielle a d'ailleurs confirmé sa position sur le sujet dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6 , rappelant qu'il "aurait voté" (s'il était député) la loi "qui oblige les gens qui touchent le RSA à travailler".