Paprec poursuit son développement en Europe en s'implantant en Italie information fournie par Boursorama avec AFP 17/03/2026 à 15:57
Paprec, leader français du recyclage des déchets, a annoncé mardi poursuivre son expansion européenne en mettant un pied en Italie, via l'acquisition d'une société familiale de gestion des déchets industriels.
"C'est un marché qui est intéressant pour nous, parce que tout le nord de l'Italie est une zone très industrielle", a expliqué à la presse son PDG, Mathieu Petithuguenin.
Paprec a pris 70% du capital de la société Convertini, basée à Cusago, près de Milan (Lombardie), pour environ 15 millions d'euros, a indiqué le groupe.
La famille des propriétaires de cette entreprise italienne, qui réalise 20 millions d'euros de chiffre d'affaires, garde une part minoritaire du capital, a ajouté Paprec, qui souhaite s'appuyer sur sa bonne connaissance du marché italien.
Déjà présent dans une dizaine de pays, Paprec a réalisé en 2025 un chiffre d'affaires de 3,5 milliards d'euros (+17%), dont 600 millions d'euros à l'international.
Le groupe entend porter ce montant à un milliard d'euros en 2026, notamment grâce à cette acquisition et en développant l'activité dans les pays où il est déjà implanté.
Hors de France, l'Espagne constitue le premier marché du groupe, qui y a réalisé "300 millions d'euros cette année": "on ambitionne d'arriver rapidement à un demi milliard d'euros dans ce pays-là", a indiqué Mathieu Petithuguenin, évoquant "plusieurs acquisitions en cours".
Paprec s'y était implanté en 2021 en acquérant une entreprise catalane, dont il a depuis fait croître l'activité de 30 à 200 millions d'euros.
En 2025, la croissance du groupe s'est appuyée surtout sur la croissance interne, avec des gains de contrat qui ont permis "de développer substantiellement (son) carnet de commandes qui s'établit à plus de 14 milliards d'euros à la fin de l'année 2025", a indiqué le directeur financier, Charles-Antoine Blanc.
Pour 2026, Paprec ambitionne de réaliser 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, en s'appuyant davantage sur la croissance externe, selon M. Blanc.
Le groupe, qui est également bien implanté en Suisse, mais aussi en Angleterre et en Pologne, envisage pour cela de regarder "un peu vers l'est" de l'Europe, selon M. Petithuguenin.