Ouverture à la concurrence: la SNCF conserve l'exploitation des lignes entre Paris et les Hauts-de-France information fournie par Boursorama avec AFP 29/05/2026 à 14:42
La SNCF a été retenue par la région Hauts-de-France pour exploiter les lignes TER reliant la région à Paris, à l'issue d'un appel d'offres pour lequel elle était la seule à avoir déposé une offre ferme, a annoncé la collectivité vendredi.
Réunie jeudi en Commission permanente, la région a approuvé l'attribution à SNCF Voyageurs pour dix ans à compter de fin 2027 la gestion et l'exploitation des lignes régionales dites "dessertes parisiennes", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Ce contrat de concession de service public couvre l'ensemble des lignes régionales à destination de la gare du Nord à Paris, notamment les liaisons en TER Lille-Paris, Beauvais-Paris et Calais/Lille/Amiens-Creil-Paris.
Les dessertes parisiennes, qui représentent 35% de l'offre et 45% de la fréquentation régionale, intègreront également la future desserte de la gare de Roissy lorsque cette infrastructure sera mise en service, a précisé la région.
Le contrat prendra effet le 12 décembre 2027 pour une durée de dix ans et six mois, dont neuf années d'exploitation effective.
Sur la durée du contrat, le montant prévisionnel des charges d'exploitation est évalué à 3 milliards d'euros hors taxes. La région prévoit que ces charges seront couvertes en moyenne à 43% par les recettes commerciales.
Selon la collectivité, ce nouveau contrat traduit sa volonté de renforcer l'offre ferroviaire, notamment en comblant certaines insuffisances de desserte le week-end sur les axes les plus fréquentés.
Le président de la région, Xavier Bertrand (LR), s'était fait l'un des principaux promoteurs de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, estimant en 2018 avoir "la sensation de se faire rouler dans la farine" par la SNCF en raison d'une dégradation du service.
Parmi les objectifs fixés au futur concessionnaire figure une régularité de 98,5% des trains en fin de contrat, mesurée avec un seuil de cinq minutes de retard, contre 96% actuellement (mesurée à 5 minutes 59).
Le plafond annuel des pénalités "atteindra 3,6 millions d'euros, contre 1,6 million d'euros actuellement".
Les pénalités seront également renforcées: "une circulation (de train, NDLR) supprimée sera pénalisée à hauteur de 1.000 euros par train, avec une majoration de 50% en heure de pointe".