Okaïdi, spécialiste de vêtements pour enfants, compte supprimer jusqu'à 290 postes en France
information fournie par AFP 26/05/2026 à 16:41

Un magasin Okaïdi à Lyon, le 27 janvier 2026 ( AFP / JEFF PACHOUD )

L'enseigne de prêt-à-porter Okaïdi, spécialiste de vêtements pour enfants, a annoncé mardi prévoir jusqu'à 290 suppressions de postes et la fermeture d'une soixantaine de magasins en France, dans le cadre de son redressement judiciaire en cours depuis février.

Ce plan vise à répondre à "un environnement durablement dégradé", avec notamment la baisse de la natalité, "la pression sur le pouvoir d'achat des familles", "l'essor de la seconde main et la concurrence de l'ultra fast fashion", a souligné dans un communiqué Okaïdi, qui compte actuellement 2.000 collaborateurs en France.

Ce "projet de réorganisation", qui a pour objectif "le recentrage du réseau français d'Okaïdi sur ses sites les plus performants" devrait prendre effet "au deuxième semestre 2026", a précisé l'enseigne à l'AFP.

"Un dispositif d'accompagnement sera mis en place pour les collaborateurs concernés, privilégiant le reclassement, la mobilité interne et l'accompagnement individualisé", a-t-elle ajouté.

A l'étranger, Okaïdi prévoit la cessation complète de son activité en Pologne, avec la fermeture de 25 boutiques, en Allemagne (17 magasins) ainsi qu'au Portugal (deux magasins), des pays où ses activités étaient "structurellement déficitaires".

Okaïdi, marque historique du groupe IDKIDS dont le siège est basé à Roubaix (Nord), réalise 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, dont 300 millions en France, avait indiqué IDKIDS à l'AFP en février.

Créée en 1996, la marque compte actuellement plus de 900 boutiques et 4.500 salariés dans le monde. En France, son réseau totalise 335 boutiques.

IDKIDS a par ailleurs dû se séparer il y a quelques semaines du joyau de son portefeuille de marques: Jacadi, son enseigne de prêt-à-porter haut de gamme pour enfants, très rentable, a été cédée au groupe de mode Deveaux (Armand Thiery, Jacqueline Riu).

Le secteur français de l'habillement est confronté à des difficultés depuis plusieurs années: après le développement du commerce en ligne, le Covid-19 et l'inflation, il subit désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, symbolisée notamment par la plateforme asiatique Shein.

De nombreuses autres entreprises françaises de prêt-à-porter ont connu de graves difficultés ces dernières années: IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam... Cette crise a été fatale pour certaines d'entre elles, liquidées comme Kaporal et Jennyfer.