Nouvel An: plus de 1.000 véhicules brûlés mais des "violences urbaines" limitées
information fournie par AFP 01/01/2026 à 20:13

Plus de 1.000 véhicules ont été incendiés et plus de 500 personnes interpellées en France lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, marquée par ailleurs par des "violences urbaines plus limitées", a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur.

Au total, quelque "505 personnes ont été interpellées" et "403 placées en garde à vue", détaille le ministère dans un communiqué qui évoque une nuit plus calme" que l'année dernière.

L'année dernière, dans toute la France, il y avait eu 420 interpellations et 310 gardes à vue.

Le nombre de véhicules incendiés est également en hausse avec 1.173 véhicules en 2025 (984 en 2024), selon le ministère.

"L'ensemble des préfets de zone ont fait remonter une nuit moins agitée dans les quartiers que l'année dernière et des violences urbaines plus limitées", assure cependant la place Beauvau, notant "des prises à partie des forces de l'ordre moins importantes".

Les policiers ont ainsi été ciblés par des tirs de mortiers d'artifice dans diverses villes, notamment à Nice, à Lyon, à Strasbourg ou à Rennes, a appris l'AFP de source policière.

Environ 90.000 policiers et gendarmes, dont 10.000 pour Paris et la petite couronne, étaient mobilisés lors des festivités du 31 décembre, soit le même nombre qu'en 2024.

Dans la capitale, selon le parquet de Paris, 125 personnes, âgées de 17 à 53 ans, ont été placées en garde à vue. Une seule femme figure parmi elles tandis que quinze sont mineures (dont au moins trois ne relèvent pas du parquet de Paris en raison de leur commune de résidence).

Soixante-quinze gardes à vue ont été prises avant minuit, tandis que les autres ont eu lieu essentiellement autour de 02H00 du matin.

Parmi les 125 personnes en garde à vue, 33 sont le sont pour violences volontaires, 15 pour participation à groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, dix pour détention de produits psychotropes (notamment détention de bombonnes de protoxyde d'azote) et huit pour usage de stupéfiants, a détaillé le parquet.

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait assuré mercredi qu'"aucun débordement" ne serait toléré pendant ce réveillon, promettant des "interpellations systématiques" en cas de troubles.

Mardi, dans une circulaire adressée aux procureurs généraux et aux procureurs de la République, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a réclamé pour sa part "la plus grand fermeté", demandant aux parquets "de requérir de la prison ferme" en cas de violences contre les forces de l'ordre ainsi que "contre les femmes et les enfants".