Nouveau cas d'hantavirus détecté aux Pays-Bas parmi l'équipage du MV Hondius, déclare l'OMS
information fournie par Reuters 22/05/2026 à 17:35

L'illustration montre des tubes à essai portant l'étiquette "Hantavirus positif" et le logo de l'OMS

Un nouveau cas d'infection ‌à l'hantavirus a été détecté par les Pays-Bas parmi les membres d'équipage ​du navire de croisière MV Hondius, a déclaré vendredi le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Lors d'une conférence de presse, ​le dirigeant de l'agence onusienne a déclaré que la personne testée positive se trouvait désormais en ​isolement.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a exhorté les ⁠pays à poursuivre la surveillance des passagers pour détecter d'éventuels cas ‌d'infection, alors que le nombre de cas confirmé s'élève désormais à 12.

"Nous continuons d'exhorter les pays concernés à surveiller tous ​les passagers et à ‌agir avec prudence pendant le reste de la période ⁠de quarantaine", a-t-il déclaré depuis le siège de l'OMS à Genève.

Le MV Hondius, théâtre d'une épidémie d'hantavirus, est arrivé lundi dans le port de Rotterdam ⁠avec 25 membres ‌d'équipage et deux soignants restés à bord après l'évacuation d'une ⁠partie des passagers aux îles Canaries, pour y être désinfecté.

Ce navire, ‌battant pavillon néerlandais, transportait environ 150 passagers et membres d'équipage ⁠originaires de 23 pays lorsqu'un foyer d'hantavirus s'est déclaré et ⁠a été signalé ‌pour la première fois, le 2 mai, par l'OMS.

Les membres d'équipage et ​les passagers, ainsi que les personnes ‌ayant été en contact avec eux, ont été placés en quarantaine dans plusieurs pays à travers ​le monde.

L'Institut national néerlandais pour la santé publique et l'environnement (RIVM) avait indiqué lundi qu'aucune des personnes débarquant à Rotterdam ne présentait de ⁠symptômes.

L'hantavirus est principalement transmis par les rongeurs, mais peut se transmettre d'une personne à l'autre dans de rares cas, via sa souche andine, à la suite d'un contact étroit et prolongé. Il n'existe pas de traitement spécifique contre cette infection.

(Emma Farge et Olivia Le Poidevin, version française Etienne Breban, ​édité par Sophie Louet)