Négociations Iran–États-Unis : les points clés de la première session
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/06/2026 à 12:55

Le vice-président américain JD Vance prononce un discours lors d’une réunion entre les États-Unis, l’Iran, le Pakistan et le Qatar, au complexe hôtelier de luxe du Bürgenstock en Suisse, le 21 juin 2026. ( POOL / URS FLUEELER )

Téhéran et les Washington ont entamé des pourparlers en Suisse ce dimanche. Ils se poursuivront tout au long de la semaine.

Voici ce qu'il faut retenir en à ce stade :

Objectif : un accord sous 60 jours

Téhéran et Washington se sont entendus "sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques", ont écrit les médiateurs pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.

L'un des points clefs sera la question du nucléaire iranien. Dans le texte du protocole d'accord déjà signé, l'Iran promet qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires" .

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.

Ormuz : retour à la normale sous 30 jours

Les deux parties sont également convenues d'établir une "ligne de communication (...) avec l'objectif d'assurer un passage sûr pour les navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz" , voie maritime stratégique par laquelle passe habituellement quelque 20% des hydrocarbures mondiaux. L'Iran avait annoncé sa refermeture après des attaques israéliennes au Liban contre le Hezbollah, son allié.

Le trafic commercial doit être pleinement rétabli dans un délai de 30 jours suivant le déminage du détroit, d'après le protocole d'accord.

Téhéran entend cependant imposer des "droits de redevance" pour les services fournis sur ce passage qui "ne reviendra pas à la situation d'avant-guerre", avait prévenu le négociateur iranien en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Liban, pivot du cessez-le-feu

"Les parties se sont accordées sur la création d'une cellule de gestion des conflits, rassemblant les parties et la République du Liban, et animée par les médiateurs, afin de garantir le respect de la cessation des opérations militaires au Liban", ont ajouté les médiateurs.

Téhéran exige que l'accord mettant fin aux hostilités s'applique également au Liban. Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que l'armée ne se retirerait pas du sud du pays.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a néanmoins fait état de "progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban".

Blocus levé, avoirs débloqués

Le ministre des Affaires étrangères iranien a aussi annoncé que "les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes, le blocus est levé, certains avoir gelés sont débloqués, et un plan de reconstruction et de développement majeur de l'Iran a été lancé".

Ce plan doit être d'un montant d'"au moins 300 milliards de dollars" , selon le protocole d'accord.