Municipales : l'étiquette politique du maire peu importante pour les Français, selon un sondage information fournie par AFP 09/03/2026 à 12:29
Une écrasante majorité de Français ne considèrent pas l'étiquette politique du maire comme un critère très important de leur choix électoral, selon une étude Ipos-BVA-Cesi pour le Cevipof, la fondation Jean-Jaurès et le Monde publiée lundi.
8% des Français seulement jugent important que le maire soit "de la même sensibilité politique" qu'eux alors que 64% évoquent son honnêteté, 52% le fait qu'il tienne ses promesses et 32% qu'il connaisse bien ses dossiers dans les critères pour lui faire confiance.
Alors que certains partis, comme le RN ou LFI, tentent de nationaliser le débat pour installer le match de la présidentielle, 76% des personnes interrogées disent se déterminer sur des enjeux locaux plutôt que nationaux.
Au premier titre des attentes, le maintien de services de proximité (45%), la sécurité (44%) et la préservation de l'environnement (37%).
Quelque 88% des Français tiendront en outre compte du programme présenté par les candidats et le même nombre de la connaissance qu'ils ont de leur commune. Ils seront 79% à s'attacher à la personnalité du maire et 72% à celle de son équipe, ce qui rejoint le fait que, comme dans de précédentes enquêtes, le niveau local est plébiscité par les Français.
Si 61% souhaitent la reconduction du maire sortant de sa commune, ils sont 45% à classer une future gestion par LR comme "une bonne chose", contre 42% par le RN et 39% le PS. Ce qui préfigure une volonté de percée du parti d'extrême droite qui dirige à l'heure actuelle beaucoup moins de communes que les deux autres partis.
Derrière, une gestion les six prochaines années par les Écologistes comme par le bloc central représentent "une bonne chose" pour 38% des Français. En queue de peloton, La France insoumise convainc 18% des personnes interrogées.
Au deuxième tour, 36% des sympathisants de gauche se disent favorables à une fusion des listes de gauche quelle que soit la configuration et 33% de plus seulement pour éviter la victoire d'une liste d'extrême droite ou de droite.
Parallèlement, 38% des sympathisants de droite et d'extrême droite sont favorables à une fusion des listes quel que soit le résultat du premier tour, 21% de plus pour contrer une liste de gauche et 20% encore pour contrer une liste LFI.
Enquête réalisée en ligne du 27 février au 5 mars sur un échantillon représentatif de 10.927 personnes inscrites sur les listes électorales. La marge d'erreur est située entre 0,3 et 0,9 point.