Municipales: Jean-Michel Aulas en meeting à Lyon, Kessaci tracte à Marseille
information fournie par AFP 10/03/2026 à 13:29

Jean-Michel Aulas lors d'un meeting de campagne à Lyon, le 26 septembre 2025 ( AFP / OLIVIER CHASSIGNOLE )

A cinq jours du premier tour des municipales, l'ex-patron de l'OL Jean-Michel Aulas sera en meeting mardi soir à Lyon, où le patron du PS s'affichera au coté du maire écologiste sortant.

Dans la dernière ligne droite, plusieurs candidats accélèrent le pas, à l'instar du militant anti-narcotrafic Amine Kessaci qui a fait sa première sortie de campagne sur un marché de Marseille, sous escorte policière.

"Personne dans un Etat de droit ne peut m'interdire de me déplacer et d'aller faire campagne", a déclaré l'écologiste de 22 ans, en tractant pour la liste du maire sortant divers gauche Benoît Payan sur laquelle il figure.

En janvier, le jeune homme avait été l'invité surprise d'un meeting du maire de Lyon Grégory Doucet qui, dans tous les sondages, est très largement devancé par Jean-Michel Aulas, candidat adoubé par la droite et le centre.

Mardi soir, ce dernier participera à une "grande réunion" sur les berges de la Saône, sa première prise de parole en public depuis un débat organisé par BFM et le quotidien Le Figaro le 24 février, dans lequel l'entrepreneur de 76 ans a été mis en difficulté par ses adversaires.

"S'il nous donne à voir ce soir, ce qu'il a donné à voir en débat (...) il va continuer à perdre des points, parce que les gens vont se rendre compte que, tout simplement, il n'est pas prêt", a dit à l'AFP Grégory Doucet, en marge d'une conférence de presse mardi.

Jean-Michel Aulas a lui-même fait état sur les réseaux sociaux de sa "frustration" après le débat télévisé. Et ses proches reconnaissent qu'il n'est pas "un tribun d'estrade, mais un homme de terrain, un entrepreneur avec sa grammaire."

- "Dogmatisme" -

Lors de son meeting de début de campagne en septembre, Jean-Michel Aulas avait lu un discours de 45 mn à l'aide de discrets prompteurs. Ce qui n'avait pas empêché la foule d'applaudir chaleureusement celui qui garde une image positive de ses 36 ans à la tête de l'Olympique lyonnais.

Pendant la campagne, il a d'ailleurs multiplié les clins d'oeil à son passé, affichant le soutien de stars du ballon rond comme Karim Benzema. Il a aussi capitalisé sur ses plus de 600.000 abonnés sur X pour critiquer vertement les verts, accusé d'un "dogmatisme oppressant".

Se présentant comme "candidat de la société civile", il a pris soin d'alterner les promesses sociales (gratuité de la cantine), sécuritaires (plus de vidéosurveillance, de policiers municipaux) et de grands travaux (mégatunnel sous la ville, nouveau métro).

Mais l'ancien patron de foot a donné peu de détails concrets, de plan de financements, et a même parfois semblé en contradiction avec sa partenaire à la Métropole, notamment sur la gratuité des transports publics.

Un "flou" épinglé par Grégory Doucet, 52 ans, qui veut croire à une "remontada" d'ici à dimanche, face à un candidat portant selon lui "une vision héritée du siècle passé, où le béton a toute sa place".

A l'heure où le meeting de son rival débutera, le maire qui mène une liste de la gauche unie hors LFI, tractera au côté du Premier secrétaire du PS Olivier Faure.

- "Tout sauf Aulas" -

Avant cette visite, le patron des socialistes a fait une distinction sur franceinfo entre "les dérives" du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de LFI, pour justifier des alliances locales aux municipales.

A Lyon, Grégory Doucet et la candidate de LFI Anaïs Belouassa-Cherifi semblent prêts à s'unir au second tour dans un même "Tout sauf Aulas".

Mardi, l'ancienne ministre socialiste Catherine Trautmann tiendra aussi un meeting à Strasbourg, qu'elle espère reprendre aux écologistes.

A Paris, le candidat de centre-droit Pierre-Yves Bournazel, qui veut incarner "une troisième voie" entre le socialiste Emmanuel Grégoire et la LR Rachida Dati, tiendra une réunion publique.

Jean-Luc Mélenchon sera à Saint-Denis au côté du candidat insoumis Bally Bagayoko et le député de la Somme François Ruffin à Marseille pour soutenir le maire de gauche Benoît Payan.