Municipales: Grégoire appelle à "résister" contre "l'alliance de la droite et de l'extrême droite" qui "veut faire tomber Paris"
information fournie par AFP 12/03/2026 à 22:20

Le député socialiste, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, lors d'un meeting électoral au Cirque d'Hiver à Paris le 12 mars 2026 ( AFP / Martin LELIEVRE )

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a appelé ses militants à "résister" contre "l'alliance de la droite et de l'extrême droite" entre Rachida Dati et Sarah Knafo, jeudi lors de son dernier meeting de campagne avant les municipales.

"Nous allons montrer dès le premier tour que Paris n'est pas une ville d'extrême droite!", a lancé Emmanuel Grégoire devant 3.000 militants, selon les organisateurs, rassemblés au Cirque d'Hiver dans une ambiance survoltée.

"L'alliance de la droite et de l'extrême droite veut faire tomber Paris, parce qu'elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera", a ajouté le candidat sous les vivats, appelant à voter dimanche pour la liste d'union de la gauche rassemblant socialistes, écologistes, communistes, Place Publique et ex-Insoumis de l'Après.

L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, en tête des intentions de vote au premier tour dimanche, a multiplié les attaques contre "l'alliance de Rachida Dati et Sarah Knafo", dans laquelle il voit un "danger réel" pour le "mode de vie" des Parisiens. Il n'a mentionné ni La France insoumise ni sa candidate Sophia Chikirou.

La candidate LR et MoDem Rachida Dati, qui tenait son meeting en même temps à l'Elysée Montmartre, a affirmé la semaine dernière qu'il n'était pas possible" pour elle de s'allier avec la candidate d'extrême droite, qui selon les sondages est en capacité de se maintenir au second tour.

"Paris peut devenir une ville réservée aux plus riches. Rachida Dati veut que Paris ressemble à un épisode d'+Emily in Paris+ (série américaine à succès). Nous ne voulons pas de cette ville en carton-pâte", a taclé le député PS.

"Tout ce que nous, nous avons construit peut être balayé en quelques mois", a-t-il affirmé, citant "le logement social, l'encadrement des loyers, les maraudes pour les sans-abri, le sens de la fête, la vie nocturne, la place du vélo, la nature en ville".

Il a déploré le refus de l'ex-ministre de la Culture de débattre à la télévision, estimant qu'elle avait "peur".

Le député a rappelé que Rachida Dati "fera(it) face à un juge pour l'une de ses 12 affaires, et demandé: "qui imagine un seul instant le maire de Paris condamné pour corruption et trafic d'influence?", faisant huer la maire du 7e arrondissement.

Sur le périscolaire, éclaboussé par des affaires de violences sexuelles, dont son adversaire de droite le rend responsable, il s'est engagé à "tout revoir, tout changer", avec "une obligation de résultats immédiats".

Des cortèges de militants s'étaient rassemblés à l'extérieur du Cirque d'Hiver, plein à craquer, où le candidat a pris la parole avant de prononcer son discours avec ses colistiers Ian Brossat (communiste), David Belliard (Ecologistes, tête de liste dans le 11e arrondissement), Danielle Simonet (ex-Insoumise de L'Après) et Lucie Castets (tête de liste du 12e arrondissement).