Municipales à Paris: Grégoire veut installer des "kiosques" mobiles de police municipale
information fournie par AFP 12/01/2026 à 09:40

Emmanuel Grégoire (g), candidat de la gauche à la mairie de Paris, avec Bertrand Delanoë, l'ancien maire de Paris (2001-2014), à Paris, dans le 13e arrondissement, le 11 janvier 2026 ( AFP / Bertrand GUAY )

Le candidat d'union de la gauche à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire (PS) a annoncé lundi vouloir installer des "kiosques" mobiles de police municipale "sur les points chauds" de la capitale pour lutter contre l'insécurité.

Ces kiosques, dotés de cinq ou six agents et opérationnels de jour comme de nuit, "seront des mini-postes sur le terrain, dans chaque arrondissement et sur les points chauds, sur le modèle des kôban japonais", à commencer par la Porte de Clignancourt, dans le XVIIIe arrondissement, a-t-il déclaré dans une interview au Figaro.

"Une des clés, c'est de considérer que la présence policière de terrain ne règle, certes, pas tout, mais reste extrêmement efficace contre la délinquance. Il faut du bleu sur le terrain", a-t-il ajouté.

Le député socialiste et ex-premier adjoint souhaite également recruter 1.000 nouveaux agents de police municipale pour porter les effectifs à 5.000.

Il met toutefois en garde contre un éventuel désengagement parallèle de l'État sur la police nationale, mettant en cause Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate des Républicains, qu'il juge "comptable" des politiques menées sous Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron.

Il se dit en revanche "totalement hostile" à leur armement létal: "aucune des missions confiées à la police municipale ne le justifie". M. Grégoire proposera un référendum aux Parisiens en cas d'évolution de la loi.

Il se dit néanmoins favorable à ce que les brigades nocturnes soient dotées de pistolets à impulsion électrique.

Jugeant "insupportable" que des femmes puissent se sentir en insécurité dans Paris, Emmanuel Grégoire souhaite mettre en place un dispositif d'alerte sur les Abribus et augmenter l'éclairage public dans certains quartiers.

La vidéoprotection des "sites sensibles" sera également accrue avec le déploiement de 500 caméras tactiques, qui seront déplacées "selon les besoins".

Se démarquant du bilan d'Anne Hidalgo dont il a été le premier adjoint pendant plus de cinq ans, M. Grégoire botte en touche. "Reproche-t-on à Emmanuel Macron d'être comptable du quinquennat de François Hollande ?", interroge-t-il.

Le candidat socialiste se dit "totalement opposé" à l'installation de grilles autour du Champ-de-Mars, comme le propose Rachida Dati pour lutter contre l'insécurité, qui ne ferait que "repousser les problèmes (...) quelques dizaines de mètres plus loin".

Il propose de créer une brigade spécifique "aux sites complexes" qui concernera le Champ-de-Mars, Montmartre, Barbès-Jaurès, et le secteur de Gare du Nord/Gare de l'Est, la Villette et Rosa Parks.

Répondant aux critiques sur un "chaos" lié à l'explosion de la circulation à vélo, M. Grégoire entend créer des patrouilles, au sein de la police municipale, pour "intercepter les chauffards" de vélos débridés qui roulent à plus de 25 km/h, la vitesse autorisée sur les pistes cyclables.