Municipales à Paris: Dati évoque des "points de convergence" avec le programme de Knafo
information fournie par AFP 18/03/2026 à 10:24

La candidate LR à la mairie de Paris, Rachida Dati, après les résultats du 1er tour des municipales, le 15 mars 2026 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Rachida Dati, candidate LR soutenue par le MoDem et l'UDI à la mairie de Paris, a reconnu mercredi des "points de convergence" avec le programme de l'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, qui s'est désistée la veille pour faire barrage à la gauche.

Interrogée sur CNews/Europe 1, Mme Dati a salué cette décision de désistement comme "responsable et en cohérence". "C'est un geste fort, parce que c'est comme pour Pierre-Yves Bournazel. Ils ont renoncé à être élus au conseil de Paris. Pierre-Yves Bournazel en sort et Sarah Knafo renonce à y entrer", a déclaré la candidate, dont la liste a fusionné avec celle du candidat Horizons/Renaissance.

Contrairement à M. Bournazel, qui s'est complètement retiré de la vie politique parisienne, Sarah Knafo (Reconquête !) a toutefois été élue dès le premier tour conseillère d'opposition dans le XVIe arrondissement, remporté par le maire LR Jérémy Redler (50,62%).

Interrogée sur le programme de Mme Knafo, Rachida Dati a reconnu des "points de convergence sur la sécurité, sur la propreté, sur la réduction des dépenses, sur la fin du clientélisme, sur le logement social mixte avec une mixité sociale" avec une "priorité donnée aux travailleurs, à ceux qui travaillent pour Paris ou qui travaillent pour les Parisiens".

A propos des plus de 84.000 électeurs de la candidate zemmouriste, essentiellement dans les XVIe et VIIIe arrondissements, Rachida Dati a assuré qu'elle les "entendait".

La candidate Reconquête à la mairie de Paris, Sarah Knafo, s'adresse à ses partisans après les résultats du 1er tour des municipales, le 15 mars 2026 à Paris ( AFP / Ludovic MARIN )

"On les rencontre tous les jours. Je leur dis de me faire confiance. Que veulent-ils ? Ils veulent qu'on renverse la table. Ils veulent que ça change. Ils veulent qu'on réduise la dette. Ils veulent plus de régalien, qu'on réduise fortement les dépenses", a-t-elle estimé.

Interrogée également sur le débat de second tour prévu à 21H00 sur BFMTV, elle s'est dite "tout à fait d'accord" pour y participer, après avoir refusé tout débat de 1er tour de peur d'être prise pour cible par les autres candidats.

Rachida Dati a par ailleurs déploré que la candidate LFI Sophia Chikirou n'ait pas été invitée au débat.

"On parle de démocratie. Pour le premier tour, ils voulaient tout le monde. Et là, ils ne veulent pas tout le monde. Je crois que M. Grégoire (candidat de la gauche unie hors LFI) a indiqué qu'il ne voulait pas que Mme Chikirou participe à ce débat", a-t-elle affirmé. Des propos démentis par l’équipe d'Emmanuel Grégoire.