Mouvement des lycéens : les derniers développements
information fournie par AFP 06/10/2026 à 12:00

Manifestation de lycéens pour réclamer des moyens à Marseille, le 6 octobre 2026 ( AFP / Miguel MEDINA )

Voici les derniers développements mardi du mouvement des lycéens parti mi-septembre de la région parisienne avant de s'étendre en France.

Des milliers de lycéens ont commencé à défiler dans plusieurs villes de France lors d'un "acte III" de la mobilisation pour réclamer des moyens, sous haute surveillance des autorités qui ne parviennent pas à faire baisser la température après plusieurs jours de tensions, des dégradations et des cohortes de blessés.

À Paris, des mairies ouvertes aux réunions de lycéens

Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire a annoncé l'ouverture de mairies d'arrondissements aux lycéens pour qu'ils puissent se réunir, en appelant le gouvernement et la préfecture de police à "privilégier la désescalade".

"Protéger nos élèves", "priorité absolue" pour Geffray

"Notre priorité absolue est de protéger nos élèves", a affirmé sur franceinfo le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray, assurant être "en train de traiter" les revendications des lycéens.

Trouvant "très sain pour la démocratie sociale lycéenne qu'il y ait une manifestation" déclarée, M. Geffray a assuré que "(sa) préoccupation première est que les élèves et personnels soient protégés", qualifiant de "drame" le fait qu'un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée par une grenade à Lens.

Proposition de loi du PS contre les armes mutilantes

Le chef des députés socialistes à l'Assemblée, Boris Vallaud, a annoncé que son groupe allait déposer une proposition de loi pour que face à des manifestations impliquant des mineurs, les forces de l'ordre ne puissent plus utiliser d'armes mutilantes ou de "pratiques brutales".

Les interventions policières "dans la plus grande proportionnalité", selon Nuñez

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a assuré que les interventions des forces de l'ordre depuis le début du mouvement lycéen s'effectuent dans "la plus grande proportionnalité".

"J'assume de dire que, quand il y a des troubles, il doit y avoir une intervention", a souligné le ministre sur France Inter.

"En revanche, et j'insiste là-dessus évidemment, cette intervention s'effectue dans la plus grande proportionnalité, c'est la règle, c'est le cadre légal d'usage des armes intermédiaires par les forces de l'ordre", a affirmé Laurent Nuñez, assurant que face à un public de lycéens, les interventions "sont faites de manière encore plus proportionnelle, avec encore plus de tact".

Le gouvernement défend Parcoursup

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a défendu le système d'orientation post-bac Parcoursup qui "fonctionne", y voyant un "totem utilisé par certains responsables politiques", comme Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin ou Dominique de Villepin, qui demandent la suppression de cette plateforme, au cœur des revendications lycéennes.

Les Écologistes appellent à manifester en blanc

Les Écologistes ont appelé élus et parents à rejoindre la mobilisation lycéenne "avec des casques blancs, des brassards blancs, des vêtements blancs, pour aller protéger nos enfants dans les manifestations", a déclaré leur cheffe Marine Tondelier devant un lycée de Lens (Pas-de-Calais), après qu'un élève de l'établissement a eu la main arrachée par une grenade.

Dix enquêtes de l'IGPN ouvertes, 215 élèves blessés

Dix enquêtes ont été ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", depuis le début du mouvement lycéen, a indiqué lundi soir le ministère de l'Intérieur.

Depuis le début du mouvement, 215 élèves ont été blessés, "l'immense majorité" l'ayant été "soit dans le cadre d'accidents", "soit par le fait d'autres individus extérieurs", selon Matignon.

Au total, 6.059 interpellations ont été effectuées depuis le 28 septembre et 715 policiers ou gendarmes ont aussi été blessés, a-t-on précisé de même source.