Mort de Quentin Deranque: Faure juge que LFI "ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent" information fournie par AFP 17/02/2026 à 20:20
Le patron du Parti socialiste Olivier Faure juge que LFI "ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent", si les conclusions de l'enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque mettent en cause la Jeune Garde, proche des insoumis.
"Au moment des conclusions de l'enquête il faudra tirer des conclusions claires, LFI ne peut conserver la moindre ambiguïté avec tout mouvement violent", a estimé mardi le premier secrétaire devant plusieurs journalistes, trois jours après le meurtre de Quentin Deranque.
Quatre personnes ont été interpellées mardi dans l'enquête, dont Jacques-Elie Favrot, l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, co-fondateur du groupuscule antifasciste la Jeune Garde.
"A gauche, personne ne peut accepter qu’à force de complaisances coupables, on finisse par nourrir le récit fou que l’antifascisme serait le nouveau fascisme", a poursuivi le député de Seine-et-Marne.
"Je ne veux pas précéder l'enquête, je respecte l'état de droit", a cependant ajouté le premier secrétaire. "Dans un monde sans boussole, la vérité judiciaire doit être le seul arbitre", a-t-il ajouté, alors que LFI est sous le feu des critiques.
Sans mettre un signe égal entre LFI et l'extrême droite, le premier secrétaire a déploré "un climat de violence politique permanente entretenu par une partie de la droite, l’extrême droite et la gauche radicale".
"Il y ceux qui sont dans la chasse aux musulmans, ceux qui conflictualisent tout en permanence accusant à tort et à travers, sans souci de la vérité. Il faut revenir à un débat démocratique qui peut être vif mais qui respecte les uns et les autres", a-t-il plaidé.
Olivier Faure a notamment déploré la récente niche parlementaire du groupe LR, qui avait "pour objectif de désigner une partie de la population comme l'ennemi", ou encore les propos de la députée Caroline Yadan (apparentée Ensemble pour la République) "qui a utilisé des fake-news" contre la rapporteure spéciale des nations unies pour les territoires palestiniens Francesca Albanese.