Mondial-2026: USA et Ronaldo éliminés, l'Argentine de Messi pour compléter le tableau ? information fournie par AFP 07/07/2026 à 13:38
Le tableau des quarts de finale de la Coupe du Monde 2026 sera complet mardi après les deux derniers 8e de finale, dont celui de l'Argentine de Lionel Messi, favorite contre l'Egypte et Mohamed Salah.
Lundi, c'est un autre géant du jeu, Cristiano Ronaldo, qui a quitté le Mondial, battu avec le Portugal par l'Espagne (1-0). La Roja affrontera en quart la Belgique, qui a balayé les Etats-Unis de Folarin Balogun (4-1), inutilement repêché par la Fifa.
. A Messi de jouer
Huitièmes de finale, suite et fin: dès 16h00 GMT à Atlanta, ce sont les champions du monde en titre argentins qui entrent en piste contre l'Egypte.
Après un début de tournoi à sa main, l'Albiceleste a frôlé l'impensable fiasco contre le Cap-Vert en 16es (3-2 a.p.) et il reste donc un doute quant à sa valeur réelle.
"Le niveau de l'Argentine est acceptable: nous avons gagné les quatre matchs et je crois que c'est suffisant pour être satisfait", a répondu le sélectionneur Lionel Scaloni en conférence de presse.
A 39 ans, Lionel Messi semble de son côté se porter à merveille et prêt à relever le défi de Kylian Mbappé et Erling Haaland au classement des buteurs, que les trois hommes dominent avec sept buts chacun.
"Leo va bien, il n'a rien signalé malgré les 120 minutes de jeu et ses 39 ans. Et s'il a quelque chose, il ne me l'a pas dit, donc il jouera quand même", a assuré Scaloni.
Les Egyptiens, eux, poursuivent leur parcours historique dans le tournoi et Salah et ses coéquipiers abordent ce huitième de finale sans stress, après une qualification heureuse contre l'Australie (1-1, 4-2 t.a.b.). "J'ai dit aux gars que c'est la plus grande scène sur laquelle on puisse jouer. Profitez-en et ne laissez pas la pression vous atteindre", a lancé Salah.
Après cette belle affiche, ce sont deux solides outsiders, la Suisse et la Colombie, qui vont s'affronter à Vancouver (20h00 GMT). Les Sud-Américains voudront confirmer leurs excellentes dispositions défensives (un seul but encaissé depuis le début du tournoi) et espèrent que Luis Diaz va retrouver son efficacité face au but.
La Suisse de son côté s'avance en habituée: après un parcours assez serein, la Nati va jouer son quatrième 8e de finale consécutif en Coupe du Monde. Cette fois, il faudrait passer le cap.
. La Roja brise le rêve de Ronaldo
Lundi, le choc Espagne-Portugal, deux des prétendants au titre, était très alléchant, avec d'un côté Lamine Yamal et de l'autre Cristiano Ronaldo. Ils ont finalement peu éclaboussé de leur talent la rencontre, qui a surtout ressemblé à une partie d'échecs entre deux équipes se connaissant par cœur.
Ce sont finalement les champions d'Europe qui se sont imposés 1-0 grâce à un but de Mikel Merino dans le temps additionnel.
Ronaldo, lui, a eu trop peu de munitions pour s'illustrer. Et à voir son regard embué sur la pelouse une fois le match fini, puis son retour dans le vestiaire en traînant un corps marqué par les efforts, presque isolé de ses coéquipiers, une émotion particulière au parfum d'adieu transpirait de la légende portugaise.
"La vérité, c'est que c'était ma dernière Coupe du monde mais pour le reste, j'aurai le temps d'y réfléchir, d'être avec ma famille, de ne pas prendre de décisions à chaud et je vais continuer ma vie", a déclaré le capitaine portugais.
La Roja de son côté n'a pas exulté après cette étape franchie, qu'elle savait difficile. Sans impressionner, mais sans trembler non plus, elle avance.
. La Belgique met fin à la blague
Lundi également, la Belgique a très nettement dominé les Etats-Unis (4-1), malgré la présence de Folarin Balogun sur le terrain après deux jours d'intense polémique.
La déception est immense pour Team USA, qui avait réussi à créer un engouement populaire au pays du soccer encore loin d'être roi, jusqu'à cette fin brutale qui l'a ramenée à la réalité d'une compétition encore bien trop relevée pour elle.
S'il n'a pas marqué, Balogun a été à l'origine du seul but de son équipe en obtenant un coup franc, que Malik Tillman a marqué avec l'aide du mur belge, pour une éphémère égalisation (31e).
Mais si la qualification de la Belgique a mis un terme sportif à l'affaire Balogun, le scandale restera dans les annales de la Coupe du monde. Au lendemain de la retentissante et inédite décision de la Fifa de lever la suspension de Balogun, Donald Trump a en effet confirmé qu'il était intervenu auprès de Gianni Infantino, pour faire en sorte de réexaminer la sanction qu'il trouvait "injuste".
Le président de la Fifa s'est défendu d'être intervenu auprès des instances disciplinaires: "J'ai expliqué (au président américain) qu'une procédure juridique était en cours impliquant les instances judiciaires indépendantes de la Fifa et que l'affaire serait tranchée en temps voulu par les organes compétents", a-t-il plaidé sur X.
Fait rarissime en pleine compétition, les réactions outrées ont même gagné le monde politique en Belgique, en Allemagne et en France.