Mondial-2026: l'Allemagne contre les débutants de Curaçao, l'Iran arrive aux USA information fournie par AFP 14/06/2026 à 16:31
L'Allemagne, Goliath européen aux quatre étoiles, face à Curaçao, David caribéen qui découvre la Coupe du Monde, c'est l'étonnante affiche de la quatrième journée du Mondial-2026, qui devrait aussi voir dimanche les joueurs iraniens entrer aux Etats-Unis.
. Le géant contre le petit nouveau
Le duel entre l'Allemagne et Curaçao, dimanche à Houston (17h GMT), est l'une des vraies curiosités de la nouvelle formule à 48 équipes de la Coupe du Monde.
Difficile en effet d'imaginer plus déséquilibré que la première affiche du groupe E: d'un côté un petit morceau des Antilles néerlandaises, 444 km2 et environ 160.000 habitants, gonflé par sa diaspora; de l'autre un mastodonte aux huit finales et quatre titres mondiaux, dopé par le retour de Manuel Neuer, un des meilleurs gardiens de l'histoire du jeu.
Mais Dick Advoccat, le sélectionneur néerlandais de Curaçao, est convaincu que son équipe, qui représente le plus petit pays de l'histoire à se qualifier pour une phase finale, peut "rendre la vie difficile" à la Mannschaft.
"Nous allons être une équipe vraiment désagréable à jouer", a-t-il ainsi promis.
En face, l'équipe de Julian Nagelsmann est évidemment favorite dimanche, mais c'est en outsider qu'elle aborde la compétition. Car l'Allemagne est encore traumatisée par les deux fiascos de 2018 en Russie et 2022 au Qatar, où elle n'était pas sortie des poules.
. Les Iraniens attendus aux Etats-Unis
Les premiers matches disputés entre jeudi et samedi avaient remis le sport au premier plan. Mais l'arrière-fond politique de ce Mondial va reprendre toute sa place dimanche avec l'arrivée des Iraniens à Los Angeles, en pleine guerre au Moyen-Orient.
Car le conflit déclenché par des frappes américano-israéliennes contre Téhéran fin février a naturellement fait de l'Iran une des principales attractions de la compétition.
Le président américain Donald Trump s'est longtemps montré ambigu sur la question de la participation de l'Iran et son administration a retoqué les demandes de visas de plusieurs responsables de la sélection.
Attendus initialement dans l'Arizona, les Iraniens ont finalement posé leurs valises au Mexique, repoussant au maximum leur entrée sur le territoire de l'ennemi juré de leur gouvernement.
Mais ils sont réglementairement tenus par la Fifa d'être à Los Angeles dimanche à la veille de leur entrée en lice dans le tournoi face à la Nouvelle-Zélande.
Une conférence de presse est prévue à 15h45 (22h45 GMT) au SoFi Stadium, situé tout prêt de l'aéroport international où ils devraient atterrir en provenance de Tijuana, après un vol d'une vingtaine de minutes.
Et beaucoup s'attendent à ce que la sélection soit bruyamment accueillie dans la ville surnommée "Tehrangeles", en raison de son immense communauté iranienne, évaluée à 500.000 personnes.
. Les "Oranje" en piste, le Brésil accroché
Après l'Allemagne contre Curaçao, ce sont les Pays-Bas qui vont lancer leur Mondial à Dallas (20h GMT), mais contre un adversaire d'un tout autre calibre, le Japon.
Les "Oranje" de Memphis Depay, éternels prétendants et toujours en quête d'une première étoile, devront se méfier des Japonais, qui arrivent gonflés d'ambition après une campagne qualificative sans encombre et des victoires historiques contre le Brésil en octobre et l'Angleterre fin mars, en matches amicaux.
Les deux autres rencontres du jour voient s'affronter la Côte d'Ivoire de Guéla Doué et l'Equateur de Willian Pacho à Philadelphie (23h GMT) d'une part, la Suède et la Tunisie à Monterrey (02h GMT) de l'autre.
Samedi, la troisième journée avait été marquée par le match nul entre le Maroc et le Brésil (1-1) dans ce qui était le premier choc du tournoi.
Entre une Seleçao qui n'a plus gagné le trophée suprême depuis 24 ans et des Lions de l'Atlas requinqués par leur titre de champions d'Afrique récupéré mi-mars sur tapis vert, la meilleure impression a été laissée par Achraf Hakimi et ses partenaires.
Pendant une demi-heure, les Marocains ont ainsi totalement asphyxié l'équipe de Carlo Ancelotti, grâce notamment à la grande performance du très jeune milieu de terrain lillois Ayyoub Bouaddi (18 ans), qui a crevé l'écran.
En face, le Brésil, privé de Neymar, a affiché beaucoup de faiblesses, avec des latéraux dépassés et un certain manque de talent en attaque, où seul Vinicius a fait des différences.
Dans ce groupe C, c'est l'Ecosse qui a pris les commandes, grâce à sa victoire 1-0 contre la très modeste sélection haïtienne, de retour en Coupe du monde 52 ans après sa première et unique participation. Et dans le groupe D, celui des Etats-Unis, l'Australie a créé une petite surprise en battant la Turquie 2-0 à Vancouver.