Moins de chômage, plus de créations d'emplois : le marché du travail américain s'installe dans le vert
information fournie par Boursorama avec AFP 06/11/2026 à 16:02

( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / ANDREW WEVERS )

Les chiffres officiels concernant le marché du travail américain au mois d'octobre ont surpris vendredi par leur robustesse, avec un chômage passé de 4,2 % à 4,1 % et des créations d'emplois (165.000) nettement supérieures aux attentes.

Les bonnes statistiques de l'emploi et de la croissance de ces derniers mois n'ont pas enrayé l'impopularité de Donald Trump, dont le parti a subi une claque aux élections de mi-mandat cette semaine sur fond d'augmentation continue du coût de la vie.

Les marchés financiers s'attendaient à un rapport plus tiède, avec un chômage stable à 4,2% et autour de 60.000 créations d'emplois.

Le service statistique du ministère américain du Travail a par ailleurs revu à la hausse les données des mois d'août et septembre (+84.000 créations nettes d'emplois au total sur la période).

Cette publication, très positive, est de nature à conforter les investisseurs dans l'idée que la Réserve fédérale américaine (Fed) pourra se concentrer sur la lutte contre l'inflation lors de sa prochaine réunion, début décembre.

Une hausse des taux directeurs est attendue, la deuxième depuis septembre.

En dehors de l'inflation (au-dessus de l'objectif de la Fed depuis plus de cinq ans), les feux sont au vert dans la première économie mondiale : plein-emploi, croissance robuste (+3,4% en rythme annualisé pendant l'été).

Selon le rapport de vendredi, les salaires ont augmenté de 3,1% sur un an en moyenne le mois dernier. Ils progressent donc toujours moins vite que les prix à la consommation (+3,7% sur un an en septembre, dernière donnée disponible).

Le principal souci des Américains n'est pas de se retrouver au chômage, mais de voir que leur travail ne leur permet pas de faire face au coût de la vie, alors que les opportunités de trouver mieux ailleurs se sont raréfiées.

"Le problème réside dans le faible renouvellement. Ce phénomène, associé aux craintes que l'intelligence artificielle ne remplace les travailleurs, a alimenté l'inquiétude des salariés", estime Diane Swonk, économiste du cabinet KPMG.