Minelli: une demi-douzaine d'offres de reprise essentiellement partielles information fournie par Boursorama avec AFP 13/05/2026 à 08:16
Une boutique ici ou là, la marque mais sans les salariés: le redressement judiciaire du chausseur Minelli a entraîné une demi-douzaine d'offres de reprises essentiellement partielles, selon le site du tribunal des activités économiques de Paris, confirmant une information de l'Informé.
Les candidats au rachat de l'enseigne, placée en redressement judiciaire en mars deux ans et demi après une procédure identique, avaient jusqu'au 11 mai pour déposer leur dossier.
Parmi les six offres mises en ligne mardi par le greffe du tribunal et consultées par l'AFP, quatre prévoient seulement la reprise d'un ou deux des 21 points de vente de Minelli.
La marque de prêt-à-porter Maje (groupe SMCP) propose ainsi d'acquérir les "droits au bail" de locaux situés avenue Mac-Mahon et avenue des Ternes à Paris, pour 550.000 euros.
L'enseigne de mode Father and Sons offre elle 450.000 euros pour le magasin avenue des Ternes.
Ce dernier intéresse également l'opticien Jimmy Fairly, qui met 751.000 euros sur la table, en plus de 251.000 euros pour une autre boutique à Bordeaux, tandis que la chaîne de boulangeries Mie Câline en convoite une à Avignon, pour 150.000 euros.
De manière plus surprenante, le groupe de transport et de logistique Baghaira propose de reprendre la marque Minelli, ses stocks (évalués à 2,7 millions d'euros) et "neuf salariés" du siège de Gémenos (Bouches-du-Rhône), mais pas ses 21 boutiques ni leurs "77 salariés", pour 300.000 euros.
Baghaira explique vouloir diversifier son activité en relançant la marque créée en 1973 via l'e-commerce et, à terme, dans des grands magasins.
Enfin, un ancien acteur de la mode et de l'horlogerie, Philippe Sayada, propose une reprise globale pour seulement deux euros, dans des conditions à préciser.
La marque Minelli avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2023 à Marseille.
Elle avait été alors sauvée par trois repreneurs, -- des investisseurs et la marque de vêtements "Mes Demoiselles Paris" -- et intégrée dans une nouvelle entité, "Maison Minelli", en redressement judiciaire depuis mars après une procédure de sauvegarde.
L'enseigne a perdu 3,7 millions d'euros lors de son dernier exercice publié 2024-2025.
Son sauvetage en 2024 s'était fait au détriment de nombreux salariés, avec des effectifs passés de 600 à moins de 200.
Claire's, Jennyfer, Okaïdi, IKKS... De nombreuses marques d'accessoires ou de prêt-à-porter ont été placées en redressement judiciaire en France depuis deux ans, certaines souffrant en particulier de la concurrence de sites asiatiques à très bas prix.