Mélenchon annonce sa candidature à la présidentielle de 2027 information fournie par Reuters 03/05/2026 à 20:55
(Actualisé avec précisions, déclarations)
Jean-Luc Mélenchon a annoncé dimanche sur TF1 sa candidature à l'élection présidentielle française de 2027, lançant une quatrième campagne pour l'Elysée après ses candidatures de 2012, 2017 et 2022.
Le chef de file de La France insoumise (LFI), figure dominante de la gauche radicale française, était arrivé troisième au premier tour de la présidentielle de 2022 derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
"Oui, je suis candidat", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, au journal télévisé de TF1.
Selon l'ancien sénateur, la question est de savoir qui "est le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive".
"Nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat qui va avoir lieu là. Et puis nous avons une crise économique et sociale qui s'avance vers le monde. (...) Face à tout ça, pour ne pas simplement se contenter de réagir (...) eh bien ça ne s'improvise pas. Et puis l'urgence, il fallait quelqu'un d'expérience", a-t-il dit.
Beaucoup, jusque dans son propre camp, lui reprochent de s'accrocher à sa volonté de conquête du pouvoir, au risque de perdre une nouvelle fois le scrutin présidentiel.
Ancien sénateur socialiste et ministre délégué à l'Enseignement professionnel dans le gouvernement de Lionel Jospin de 2000 à 2002, il est né en 1951 à Tanger, au Maroc, et a quitté le Parti socialiste en 2008 pour fonder le Parti de gauche, avant de participer à la création du Front de gauche l'année suivante.
Lors de sa dernière campagne, il défendait notamment le contrôle des capitaux, la semaine de 32 heures et le retour de l'âge de départ à la retraite à 60 ans, tout en plaidant pour une sortie de la France de l'Otan.
Au premier tour de la présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon a recueilli 21,9% des voix, contre 27,9% pour Emmanuel Macron et 23,1% pour Marine Le Pen, selon les résultats compilés par Reuters.
Après son élimination, il avait appelé ses électeurs à ne pas donner "une seule voix" à Marine Le Pen, sans pour autant appeler à voter pour Emmanuel Macron au second tour.
(Rédigé par Nicolas Delame)