Marine Le Pen dit vouloir présider à la "Renaissance" de la France
information fournie par Reuters 25/10/2026 à 17:49

Le président du parti d'extrême droite français RN, Bardella, adresse ses vœux de nouvelle année à la presse à Paris

La candidate du Rassemblement National (RN) à l'élection présidentielle ‌de 2027, Marine Le Pen, a dit dimanche vouloir oeuvrer au "redressement" et même à la "renaissance" de la France, en combattant ​la résignation et le défaitisme qui prévalent selon elle dans le pays.

Convoquant la mémoire de Jeanne d'Arc en clôture du congrès du RN à Orléans (Loiret), Marine Le Pen, récemment condamnée en appel pour détournement de fonds publics européens, a assuré qu'"aucune défaite ​n'est définitive tant qu'un peuple refuse de s'y résigner".

Pour se faire, elle a promis, comme Jeanne d'Arc en son temps, de "libérer les esprits de l'idée invalidante de l'impossibilité ​de la victoire".

"Pour ceux dont nous sommes, qui avons la ⁠volonté d'agir, il n'y a pas de fatalité, il n'y a pas d'impossibilité, il y a un grand projet ‌fédérateur et ambitieux, il y a une belle aventure humaine et politique à partager, il y a une histoire à écrire, un destin à réaliser", a-t-elle dit, promettant des lendemains qui chantent.

"Notre seule ​boussole, c'est la France, son redressement et ‌le bonheur des Français", a poursuivi la candidate nationaliste, qui a dit vouloir lutter contre "les ⁠nouveaux obscurantismes", citant pêle-mêle l'islamisme, l'extrême-gauche et ce qu'elle a qualifié d'"obscurantismes technophobes, cette défiance envers le progrès qui s'exprime avec l'écologie punitive ou (l)e nihilisme politique".

"La voie que je vous propose de tracer est celle de La Renaissance, La Renaissance pour la ⁠France (...) C'est l'élévation progressive de ‌tout un pays vers le beau, le vrai, le juste, vers la sécurité, la prospérité, la ⁠créativité", a clamé Marine Le Pen.

"PRIORITÉ NATIONALE"

"Si nous voulons le pouvoir, mes amis, ce n'est pas pour nous, mais pour ‌le rendre au peuple", a-t-elle encore promis, évoquant notamment le recours au référendum et l'élection à la proportionnelle ⁠avec une prime majoritaire. "La Renaissance que nous voulons réconciliera les citoyens avec la politique", a-t-elle ⁠affirmé.

Se présentant en protectrice face ‌à "l'incivilité", vantant "le savoir vivre à la française" et fustigeant "l'ensauvagement" de ceux qui ne vivent pas "comme des Français", Marine Le Pen a ​dit vouloir revenir à "ce qui faisait de notre pays la ‌Douce France !" et promis "aux étrangers délinquants (...) l'expulsion automatique et définitive" ainsi que "l'interdiction du communautarisme".

La candidate du RN ne s'est pas engagée à ramener l'âge de départ ​à la retraite à 60 ans, comme elle l'avait fait par le passé, mais s'est engagée à ne pas le repousser au-delà de 64 ans, disant vouloir faire entrer plus tôt les jeunes sur le marché du travail.

Sur la ⁠scène internationale, Marine Le Pen a promis de faire de la France "une nation de paix", disant rejeter "les guerres qui ne sont pas les nôtres", sans les citer, et vouloir mettre la puissance militaire du pays au service de "la concorde entre les peuples".

Elle a aussi proclamé la "priorité nationale" et la primauté de la Constitution française. "Aucun texte, aucune autorité, et surtout pas étrangère, même européenne, ne lui sera supérieure", a-t-elle affirmé, ce qui augure d'un choc frontal avec l'Union européenne si elle entre à l'Elysée ​l'an prochain.

(Elizabeth Pineau, rédigé par Tangi Salaün)