"Made in Europe" : le Royaume-Uni met en garde contre "un protectionnisme contre-productif" information fournie par Boursorama avec Media Services 02/11/2026 à 18:33
Une réunion entre les dirigeants du Royaume-Uni et de l'UE est prévue le 20 novembre à Bruxelles.
Une mise en garde, trois semaines avant une réunion entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Ce lundi 2 novembre, le secrétaire britannique à la Défense Wes Streeting a alerté à Bruxelles contre tout "protectionnisme". Ce "made in Europe" ne doit pas se "transformer en un protectionnisme contre-productif", a averti devant la presse Wes Streeting, aux côtés de la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas. Avant une réunion entre les dirigeants du Royaume-Uni et de l'UE, le 20 novembre à Bruxelles, Londres redoute d'être le grand perdant des politiques envisagées par Bruxelles, visant à favoriser les productions européennes, de l'automobile à la défense.
La Grande-Bretagne et l'UE vont négocier leur rapprochement le 20 novembre lors d'un sommet à Bruxelles, au cours duquel la manière dont Londres pourrait participer au "made in Europe" sera l'un des enjeux. Les représentants des 27 doivent discuter mercredi d'un projet de déclaration commune, qui sera adoptée à l'issue de ce sommet.
Vers des accords, notamment sur la mobilité des jeunes
Les discussions se sont accélérées avec la conclusion il y a deux semaines d'un accord entre Paris et Berlin dans le secteur de l'automobile, qui prévoit entre autres une définition plus stricte de la préférence européenne dans l'industrie automobile. Ce mécanisme oblige les entreprises bénéficiant de fonds publics à se fournir en composants fabriqués en Europe ou dans certains pays partenaires. Le Royaume-Uni cherche à être l'un de ces pays, même si le sujet n'est pas officiellement à l'ordre du jour du prochain sommet.
Londres et les dirigeants de l'UE espèrent conclure des accords sur l'alimentation et les boissons, la mobilité des jeunes et l'échange de quotas d'émissions lorsqu'ils se rencontreront le 20 novembre. Bruxelles espère obtenir des avancées, particulièrement en ce qui concerne l'accès à moindre coût pour les jeunes de l'UE aux universités britanniques.