Macron salue la "resynchronisation" du G7 sur le dossier ukrainien information fournie par Reuters 17/06/2026 à 18:50
Le président français, Emmanuel Macron, a salué mercredi la "resynchronisation" des positions des pays du G7 sur la situation en Ukraine, contrastant avec la tentation passée de son homologue américain, Donald Trump, de privilégier le point de vue de la Russie.
Lors d'une conférence de presse en clôture du sommet qui s'est tenu pendant trois jours à Évian-les-Bains, dans les Alpes françaises, le chef de l'Etat a souligné que tous les dirigeants avaient "acté qu'il n'y avait pas de volonté sérieuse de la Russie" de mettre fin à cette guerre.
Le conflit très meurtrier, qui est entré dans sa cinquième année, a été relégué au second plan par l'administration Trump après l'attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, une crise qui semble, elle, en passe d'être résolue.
Mardi, les dirigeants pays du G7 avaient déjà apporté leur soutien à l'Ukraine, tout en se mettant d'accord pour faire pression sur Moscou afin de trouver une issue au conflit.
"Ecoutez, la Russie devrait conclure un accord", avait dit Donald Trump à la presse après une session du G7 consacrée à l'Ukraine, ajoutant que les deux pays avaient perdu beaucoup d'hommes sur le champ de bataille. "Je vais faire ce que je peux", avait-il ajouté.
Interrogé mercredi sur le crédit à accorder aux paroles du président américain, réputé volatil, Emmanuel Macron a répondu avoir "toujours eu confiance" en Donald Trump.
"Je lui ai toujours dit les choses. Quand nous avons des désaccords, nous les assumons. Mais quand il s'est engagé vis-à-vis de nous, il a toujours fait ce à quoi il s'engageait", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse.
Invité mardi sur les bords du lac Léman, le président ukrainien Volodimir Zelensky a été écouté "avec beaucoup de respect", a estimé le président français.
"Tout le monde a constaté que l'Ukraine résistait beaucoup mieux que certains pouvaient le penser et que la Russie était dans une situation difficile", a poursuivi Emmanuel Macron.
(Rédigé par Benoit Van Overstraeten, édité par Elizabeth Pineau)