Macron promet l'envoi d'intercepteurs à l'Ukraine après la frappe de Kryvyi Rih
information fournie par Reuters 22/08/2026 à 14:52

Conséquences d'une attaque de drone russe à Kryvyi Rih

Emmanuel Macron a exprimé ‌samedi son "horreur" et son "émotion" et promis l'envoi de missiles intercepteurs à l'Ukraine ​au lendemain de la double frappe russe qui a fait 16 morts à Kryvyi Rih, dans le sud du pays.

"J'ai annoncé au Président Zelensky ​le renforcement de notre soutien, avec l'envoi d'intercepteurs et la poursuite de notre coopération", a déclaré ​le président français dans un message ⁠sur X en rendant compte d'un entretien téléphonique avec son homologue ‌ukrainien.

Cette coopération s'inscrit "dans le droit fil de la réunion de lancement de la Coalition antibalistique qui s'est tenue à Paris ​le 13 juillet dernier ‌et de la déclaration d'intention signée le 17 novembre ⁠2025", a ajouté Emmanuel Macron.

L'Ukraine et ses principaux alliés occidentaux ont annoncé le 13 juillet la création d'une coalition de défense aérienne, qui prévoit ⁠notamment le développement ‌conjoint d'un nouveau système antimissile destiné à constituer une alternative ⁠moins coûteuse aux Patriot américains, dont Kyiv manque cruellement face aux ‌missiles balistiques russes. La France et l'Ukraine avaient réaffirmé le ⁠17 novembre 2025 leur intention de coopérer pour accélérer ⁠l'équipement des forces ‌armées ukrainiennes.

"En visant systématiquement des civils, et en faisant le choix de l'intimidation ​et de l'escalade, la Russie ‌cherche probablement à projeter la force mais signe surtout un aveu de faiblesse. Il est crucial, ​dans ce contexte, de donner à l'Ukraine tous les moyens nécessaires pour défendre son ciel et faire échec à cette agression", a ⁠estimé le président français.

"Il est essentiel que tous les pays qui ont des moyens en leur possession se joignent aussi à cet effort. Nous devons également continuer d'augmenter la pression sur la Russie tant qu'elle fera le choix de refuser l'arrêt des combats et la paix", a encore ​jugé Emmanuel Macron.

(Jean-Stéphane Brosse)