Macron justifie le maintien de sa tournée dans le Golfe et annonce une réunion avec le renseignement
information fournie par AFP 21/10/2026 à 12:54

Le président français Emmanuel Macron s'exprime devant la presse à Doha, le 21 octobre 2026 ( POOL / Benoit Tessier )

Emmanuel Macron a justifié mercredi le maintien, très critiqué, de sa tournée dans le Golfe en dépit des violences du week-end dernier, en annonçant par ailleurs une réunion avec les services de renseignement pour faire la "transparence" sur ce qui s'est passé.

Le président français, qui s'exprimait devant la presse à Doha mercredi, a affirmé qu'"il ne doit pas y avoir de fébrilité" et que "la main ne doit pas trembler au sommet de l'Etat".

"J'assume totalement d'avoir maintenu ce qui était prévu, d'abord pour l'image de la France dans cette région, ensuite par rapport à nos compatriotes", a-t-il dit.

Il a assuré que les résultats de ce déplacement serviront au pays "dans les semaines et les mois qui viennent".

Emmanuel Macron a promis que les Français allaient avoir "le juste retour" des volumes de diesel sécurisés. La France a également sécurisé auprès du Qatar "durant la période hivernale l'équivalent de 2 TWh par mois de gaz naturel liquéfié (GNL)", a-t-il dit.

Le président a par ailleurs assuré vouloir "la transparence" sur les violences en marge des manifestations du 17 octobre.

Il a affirmé qu'il tiendrait jeudi matin "une réunion avec l'ensemble des services de renseignement, le Premier ministre et les ministres concernés pour avoir un compte-rendu détaillé de tout ce qui s'est passé".

Le renseignement est accusé d'avoir mal anticipé la mobilisation sociale du samedi 17 octobre, qui a donné lieu à de nombreuses violences et des pillages dans plusieurs villes.

Emmanuel Macron a assuré que les mesures prises depuis le début de semaine, tels que les couvre-feux localisés, ont permis de "retrouver le calme".

Il a promis de faire preuve de "fermeté" pour éviter "un retour de ces scènes inacceptables".

Le chef de l'Etat a en revanche jugé que la situation "ne requiert pas d'état d'urgence" à ce stade.

Emmanuel Macron a aussi affirmé qu'"aucune violence n'est légitime", "ni verbale, ni physique, ni contre les biens, ni contre les personnes".

Il a jugé qu'il y avait "eu trop de gens ambigus" sur cette question, sans préciser qui il visait.

Le maire Insoumis de Saint-Denis Bally Bagayoko avait notamment déclaré en soutenant les lycéens mobilisés en septembre que "la violence, à un moment donné, peut être légitime" même s'il est préférable de "l'éviter".

Emmanuel Macron a affirmé que la réunion prévue jeudi entre les partis politiques et le Premier ministre Sébastien Lecornu a pour but de "responsabiliser tout le monde dans ce contexte".