Macron dénonce le coup d'Etat au Niger, se dit prêt à soutenir des sanctions
information fournie par Reuters 28/07/2023 à 14:36

Photo d'Emmanuel Macron

PARIS (Reuters) - Le coup d'Etat militaire contre le président du Niger, Mohamed Barzoum, est "parfaitement illégitime", a déclaré vendredi son homologue français Emmanuel Macron, en s'engageant à oeuvrer avec les instances régionales au rétablissement de l'ordre constitutionnel.

"La France condamne absolument avec la plus grande fermeté ce coup d'état militaire contre un dirigeant démocratiquement élu", a dit le chef de l'Etat pendant une conférence de presse en Papouasie-Nouvelle-Guinée retransmise par l'Elysée.

Quelque 1.500 soldats français sont déployés au Niger pour lutter contre les insurrections djihadistes dans le Sahel, dont une partie des soldats de l'ex-opération Barkhane qui étaient auparavant basés au Mali et ont dû en partir après l'alliance entre la junte au pouvoir à Bamako et la Russie.

Emmanuel Macron a appelé à la libération du président Mohamed Bazoum, retenu par les putschistes, et à la restauration de l'ordre constitutionnel, promettant d'oeuvrer en ce sens avec les dirigeants ouest-africains.

"Ce coup d'état est parfaitement illégitime et profondément dangereux pour les Nigériens, pour le Niger et pour toute la région", a estimé le président français.

"Nous soutenons les organisations régionales, en particulier la Cédéao, dans les décisions de médiation ou de condamnation et de sanctions à l'égard des putschistes", a ajouté Emmanuel Macron, précisant s'être entretenu avec les présidents du Nigeria, Bola Tinubu, et du Bénin, Patrice Talon.

La société française Orano, qui exploite des mines d'uranium au Niger, a indiqué de son côté dans un communiqué que ses activités "se poursuivent" depuis le coup d'Etat à Niamey, tout en précisant qu'une "attention particulière" est apportée à la sécurité des personnels et des sites.

"L'uranium en provenance du Niger couvre moins de 10% de l'uranium utilisé dans les centrales nucléaires françaises", précise Orano, ajoutant que le Niger ne représente que 4% de la production mondiale d'uranium.

(Rédigé par Tangi Salaün, avec Benjamin Mallet, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)