Macron a assisté à un tir d'exercice d'un missile nucléaire lancé, sans charge, depuis un sous-marin information fournie par AFP 06/10/2026 à 13:11
Emmanuel Macron a assisté mardi matin à un "premier tir" d'exercice d'un missile intercontinental lancé depuis un sous-marin nucléaire lanceur d'engins au large du Finistère, évoquant un "message (...) fort et clair" à l'endroit des adversaires de la France.
Le chef de l’État a assisté à ce tir depuis une frégate de la Marine nationale, a dit la présidence à l'AFP.
"Très peu de nations disposent d'un tel savoir-faire", a estimé Emmanuel Macron sur le réseau X, dans un message assorti d'une vidéo montrant le tir. "Notre dissuasion nucléaire nous protège et continuera à nous protéger", a-t-il ajouté, après avoir multiplié les mises en garde, ces dernières semaines, contre les "menaces" russes.
L'engin, troisième version du missile mer-sol balistique stratégique M51 mis en service il y a un an, "dépourvu de sa charge nucléaire", est retombé "en Atlantique Nord à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte", a précisé le ministère des Armées dans un communiqué.
Ce déplacement présidentiel n'avait pas été préalablement annoncé par l’Élysée et s'est déroulé sans la présence de médias. Le tir d'exercice était lui annoncé.
Il intervient dans un contexte de plus en plus tendu en Europe, où Emmanuel Macron a mis en garde contre un changement de nature de "l'agressivité russe et des menaces" contre les pays européens après une série d'attaques "hybrides" imputées à Moscou. Elles ne resteront "pas sans réponse", a-t-il promis mi-septembre.
Sur la vidéo postée sur X, le président a dit mardi aux militaires à bord de la frégate Auvergne: "Aujourd'hui nous sommes plus forts, et je pense que le message a été reçu fort et clair, partout où il devait être reçu".
Emmanuel Macron a aussi proposé cette année aux Européens de rejoindre la dissuasion nucléaire "avancée" née de sa nouvelle doctrine dévoilée au printemps, qui laisse la décision d'emploi de l'arme atomique dans les seules mains du chef de l’État français.
La France a mis en service il y a un an cette nouvelle version des missiles intercontinentaux déployés dans les sous-marins assurant la dissuasion nucléaire. Elle avait alors évoqué "une étape majeure dans la modernisation de la composante océanique de la dissuasion nucléaire française".
Mardi, le missile a été tiré depuis "le SNLE Le Vigilant dans le cadre de l’opération SMERTRIOS afin de valider la capacité du sous-marin à mettre en œuvre le M51 après son indisponibilité périodique pour entretien et réparations", a souligné le ministère.
"Le missile a été suivi tout au long de sa phase de vol" par les autorités, "dans le strict respect des engagements internationaux de la France", a-t-il ajouté.