Lyon, une ambition au rabais
information fournie par So Foot 27/08/2026 à 07:41

Lyon, une ambition au rabais

Qu’avez-vous fait depuis le Covid ? Mariage, divorce, lancement d’une start-up, projet marathon en parallèle de la naissance du p’tit ? En six ans, l’Olympique lyonnais, lui, n’a pas avancé. Il a parfois reculé, mais pas assez pour souffrir, il a avancé, mais trop peu pour célébrer. La torpeur a remplacé la sérénité et le club a dit adieu, une saison de plus, à la Ligue des champions, à tâtons.

Le Groupama Stadium n’attendait qu’une infime étincelle pour prendre feu, malheureusement, celle-ci a été allumée par Mattéo Guendouzi, pompier pyromane venu à Lyon avec l’ambition de faire fermer des bouches. Mission accomplie avec, en prime, une bagarre générale déclenchée sourire aux lèvres. Cette fois, de nombreux Lyonnais se sont jetés corps et âmes dans la bataille rangée, les mêmes qui venaient de passer 90 minutes sans jamais élever la voix, à voir les joueurs de Fenerbahçe leur passer devant à chaque duel, prendre tous les seconds ballons et avoir leur droit, eux, de faire de grandes célébrations au coup de sifflet final. Comme souvent, la frustration individuelle est bien plus démonstrative et engagée que la prestation collective. Il fallait bien les provocs de l’ancien Marseillais pour réveiller un groupe prêt à prendre la porte sans un mot.

Les saisons se suivent et se ressemblent

Pour la sixième saison consécutive, l’OL jouera la Ligue des champions sur la PlayStation. Peut-être veut-il rester indéfiniment sur une défaite en demi-finale de la plus prestigieuse des compétitions. C’est la classe, il faut dire, bien plus que de ne pas réussir à se qualifier malgré l’ouverture du format à 36 (!) clubs. Après tout, celui qui vient de connaître, en deux ans, une remontada subie face à l’un des plus tristes Manchester United de l’histoire et un revers dans l’indifférence générale contre le Celta de Vigo ne mérite rien de plus qu’un billet pour la Ligue Europa. Ce ne sont pas Ainsley Maitland-Niles, décidé à mettre le bleu de chauffe moins de cinq fois par an, Ruben Kluivert et son attentisme répété à de trop nombreuses reprises pour croire à une erreur ou Paulo Fonseca, qui commence à avoir l’habitude de foirer chaque occasion de s’inscrire en lettres dorées dans l’histoire de son club, qui permettront le contraire.…

Par Enzo Leanni pour SOFOOT.com

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