Lycéens: "Une génération qui se lève", salue Olivier Faure
information fournie par AFP 06/10/2026 à 17:39

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, le 1er septembre 2026 à Savigny-le-Temple, en Seine-et-Marne ( AFP / SIMON WOHLFAHRT )

Le patron des socialistes et candidat à la présidentielle Olivier Faure a salué mardi une "génération qui se lève" dans la manifestation des lycéens, et réclamé "l'arrêt immédiat de l'usage des grenades de désencerclement, des tirs de LBD et des tasers" contre "nos enfants".

Lors de la manifestation parisienne des lycéens, qui réclament plus de moyens et de professeurs, le premier secrétaire du PS a estimé qu'il y avait "une génération qui se lève et qui a jusqu'ici été méprisée par un pouvoir qui lui a opposé uniquement la force et la violence policière".

"Ce qu'ils sont, c'est notre avenir. (...) Quand l'avenir se présente à votre porte, on ne l'attend pas avec une matraque", a-t-il lancé, estimant "nécessaire que les adultes viennent en masse" pour protéger "nos enfants qui manifestent" et "faire entendre leurs revendications", a-t-il insisté, aux côtés du chef des députés socialistes à l'Assemblée Boris Vallaud.

Olivier Faure a réclamé "l'arrêt immédiat de l'usage de ces grenades de désencerclement, de ces LBD (lanceur de balle de défense, NDLR), ces tasers qui sont aujourd'hui utilisés contre nos enfants".

Boris Vallaud, a d'ailleurs annoncé mardi matin sur RMC que son groupe allait déposer une proposition de loi pour que face à des manifestations impliquant des mineurs, les forces de l'ordre ne puissent plus utiliser d'armes mutilantes ou de "pratiques brutales comme l'étranglement".

Alors que le mouvement lycéen, accompagné de nombreuses violences, ne faiblit pas, plusieurs jeunes ont été blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre. Un lycéen de 15 ans a notamment eu la main arrachée par une grenade policière lundi à Lens.

Dix enquêtes ont été ouvertes par l'inspection générale de la police nationale depuis le début du mouvement mi-septembre.

Rappelant que parmi les jeunes interpellés, "85%" étaient mineurs, Boris Vallaud a réclamé "une réponse d'abord éducative".

Parallèlement à cette initiative parlementaire, une pétition a été déposée sur le site de l'Assemblée nationale contre "une réponse sécuritaire totalement disproportionnée".

Les quelque 8.000 premiers signataires y demandent "l'interdiction des gestes d'immobilisation à risque d'asphyxie: plaquage ventral (maintien au sol sur le ventre avec compression thoracique), clés d'étranglement (prises au cou bloquant la respiration ou la circulation sanguine), pliage corporel (compression du buste vers les genoux)".

Ils réclament également "le retrait des armes mutilantes comme les LBD 40, les grenades explosives et de désencerclement" et "les pistolets à impulsion électrique (Taser)".

Laurent Nuñez avait indiqué ces derniers jours sur TF1 qu'il n'y avait "aucune consigne de retenue (en direction des forces de l'ordre) et aucune consigne de ne pas utiliser tout l'armement intermédiaire à disposition".

"Quand vous voyez des policiers harnachés comme s'il y avait une guerre (...). Comment est-ce qu'un ministre de l'Intérieur a pu perdre autant la maîtrise de la doctrine du maintien de l'ordre ?", s'est interrogée la candidate à la primaire sociale-démocrate Ségolène Royal (PS) sur franceinfo.