Louvre : les syndicats signent un accord de sortie de crise avec la direction information fournie par AFP 29/10/2026 à 20:22
Un protocole d'accord a été signé jeudi au Louvre entre la direction et l'intersyndicale CGT-CFDT-SUD, qui avait déposé en décembre 2025 un préavis de grève courant depuis pour réclamer de meilleures conditions de travail, des recrutements et un engagement sur des travaux de préservation du musée.
"La signature de ce protocole d'accord constitue une étape positive pour le Louvre", a indiqué la direction du Louvre, interrogée par l'AFP.
La grève, l'un des plus longs conflits sociaux de l'histoire du musée, a entraîné depuis décembre huit jours de perturbation (quatre fermetures totales et quatre ouvertures partielles) du Louvre.
Parmi les avancées actées jeudi, figurent le recrutement d'au moins une centaine d'agents d'ici à 2028 et des mesures sur la rémunération des personnels de catégorie C de la filière accueil, surveillance et magasinage, a appris l'AFP auprès de l'intersyndicale CGT-CFDT-SUD.
"Plus nous serons nombreux à exercer nos missions de surveillance, et plus nous dissuaderons des malfaiteurs de s'en prendre à notre établissement", a réagi Christian Galani de la CGT, en référence au vol spectaculaire, le 19 octobre 2025, de huit joyaux de la Couronne estimés à 88 millions d'euros.
La crise sans précédent avait précipité la chute de la présidente Laurence des Cars, remplacée le 25 février par Christophe Leribault, jusque-là président du château de Versailles.
Le musée dispose d'un budget de 330 millions d'euros, dont près d'une centaine apportés par l'État, et le mécénat y prend une part croissante, "avec une influence qui va avec", regrette l'intersyndicale.
L'État et la direction ont le pied sur l'accélérateur pour mener le chantier de modernisation du musée lancé en janvier 2025 par le président de la République, Emmanuel Macron, et baptisé "Louvre - Nouvelle Renaissance". Le projet d'au moins un milliard d'euros prévoit une nouvelle entrée et une nouvelle salle pour la Joconde.
Le projet ne fait pas l'unanimité chez les syndicats, qui ne l'estiment pas prioritaire et redoutent "une hausse intenable de la fréquentation".
La direction s'est ainsi engagée à "réduire désormais le nombre maximal de visiteurs par jour en cas de surfréquentation ou de travaux", précise un communiqué de l'intersyndicale, notamment par la réservation obligatoire aux périodes chargées et la priorité garantie aux sorties scolaires.