Loi Duplomb : le gouvernement veut "entendre l'inquiétude des Français" et ne soutiendra pas le texte
information fournie par Boursorama avec Media Services 11/02/2026 à 11:02

Maud Bregeon à Paris, le 14 janvier 2026. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Une pétition réclamant l'abrogation de la loi Duplomb avait réuni plus de 2,1 millions de signatures, ouvrant la voie à un débat à l'Assemblée qui aura lieu seulement ce mercredi 11 février.

"On ne peut pas faire comme si une pétition n'avait pas réuni deux millions de signataires." Ce mardi 11 février, par la voix de sa porte-parole Maud Bregeon, le gouvernement a laissé entendre qu'il ne soutiendrait pas la nouvelle proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb visant à réintroduire un pesticide interdit en France. "Il faut aussi entendre l'inquiétude de ces Français qui nous ont alertés", a-t-elle expliqué sur France 2.

Une mesure de la loi du sénateur Laurent Duplomb, adoptée au Parlement début juillet, avait concentré l'indignation : la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France mais autorisé ailleurs en Europe et accusé d'être un "tueur d'abeilles" par ses détracteurs. Une pétition déposée sur le portail en ligne du Palais Bourbon et réclamant l'abrogation du texte avait réuni plus de 2,1 millions de signatures, ouvrant la voie à un débat à l'Assemblée qui aura lieu seulement ce mercredi.

Peu après, le Conseil constitutionnel avait finalement censuré la disposition la plus contestée sur l'acétamipride, "faute d'encadrement suffisant". Mais la semaine dernière, le sénateur a déposé une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire cet insecticide.